C. PAUL. MAL. DU CŒUIÎ
384 AFFECTIONS DU CœUR DROIT.
veines rénales l'albuminurie el l'anasarque, dans les veines des membres l'œdème, dans la peau la cyanose, dans les poumons l'œdème, l'hydrolliorax et l'asphyxie, dans la muqueuse stomacale une sorte de catarrhe gastrique augmenté par l'urémie, l>uis des hémorrhagies intestinales.
Dans ces derniers temps, Friedreich (l) dit avoir trouve dans l'insuffisance tricuspide des bruits de souffle dans la veine crurale. Selon lui, ce bruit serait tantôt simple et tantôt double. Ouand il n'y en a qu'un, c'est, d'après lui, un souflle syslolique. Mais quand il y en a deux, ces bruits sont l'un présystolique et l'autre systoliquc. Ces bruits seraient dus à la tension des valvules delà veine crurale près du.ligament de Poupart, el, quand les valvules manquent, ces bruits sont dus, selon lui, à la tension subite des parois veineuses. Tout cela est de la pure fantaisie. Les bruits de souffle de la veine crurale sont très certainement des bruits de l'artère crurale dans laquelle la pression du stéthoscope produit des rétrécissements de vaisseaux. Ces bruits appartiennent donc aux conditions particuUères de l'auscultation et non au reflux veineux.
Enfln à la tête, la congestion et les altérations urémiques de la rétine la congestion cérébrale, cérébelleuse et bulbaire, c'està-dire l'asphyxie. On voit donc que la marche de la maladie est une véritable dyscrasie veineuse par paralysie des veines, dyscrasie veineuse augmentée de la distension des lymphatiques par suite de la stase produite dans le canal thoracique, et qm se termine par l'urémie.
DE l'endocardite scléreuse droite avec rétrécissement
de l'orifice.
11 n'y a pas lieu de décrire séparément l'endocardite scléreuse de la tricuspide avec rétrécissement. C'est la môme maladie que celle qui s'accompagne d'insufflsance. Elle est encore plus rare qne l'induration tricuspide à large ouverture. Cependant M. Du-
^lungander Cruralvenen, in DeuUcUcs Archiv fur kUmschc ^:ed,an. ^
BÉTRÉCISSEMEBT TniCBSPIDIE». ,53
rozioz, <,„; est un chercheur palienl, en a rencontré dix cas (1)'
■,° "? 'lo la tricuspide ne se présen le
J.inia s seul, ma,s toujours lié à des lésions de la mitrale el des valvules sigmoïdes de l'aorte.
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Mphmdien à foyer limité. ui^iiue
Mais ce c,ui est tout à fait remarquable, c'est qu'on n'a nas constate de bruit diastolique ou présystoliquc. Ce f ût vient con nrmer la heons que j'ai donnée du bruit dit ;„.«y,,„ff * cl ». ce bruu etau dû ,au passage du sang dans le rétrécissement at moment de la systole auriculaire, le bruit de soutne q„ „„ eÛ n appen ice .iphoide devrait être présystoHquc.'or i "
■etaidé. Si I occasion se présente de l'observer, je ne manquerai pas de noter exactement le moment de ce br^; de ZmT