‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 152 sur 355 · Weber (1) en a décrit un cas · texte numérisé non relu

Weber (1) en a décrit un cas

Observation LXXIII.- H s'agissait d'une servante qui présentait des lésions syphilitiques dans la colonne vertébrale et dans le foie. 11 y avait en outre dans la branche droite de l'artère pulmonaire, des plaques ayant 2 à 3 millimètres de longueur et 5 millimètres d'épaisseur, qui faisaient saillie dans la cavité de l'artère, en rétrécissaient le calibre et ne laissaient plus à la lumière du vaisseau qu'une ouverture en forme de fente. Les plaques étaient encore recouvertes par la membrane interne ; elles étaient molles et jaunes, composées d'un tissu de granulations développées aux dépens de la tunique moyenne. La tunique externe était encore souple, mais très épaissie. Dans les deux poumons, mais surtout dans le droit, il y avait des infarctus, mais pas de tubercules. La mort fut amenée par une hémoptysie.

ATHÉnOME DE l'aRTÈRE PULMONAIRE.

L'alhérome de l'artère pulmonaire, quoique beaucoup plus r.ire que dans l'aorte, peut s'y rencontrer cependant. Il avait été signalé par Andral et M. le professeur Bouillaud, mais c'est M. Lancereaux (2) qui a attiré de nouveau l'attention sur ce sujet par ses travaux. D'autres cas ont été observés par M. le professeur Peter, Sainton, Damàschino, Cornil (3), Mayet (de Lyon) (4), Cadet-Gassicourt (5), Yeo (6). Ces observations sont recueillies dans la thèse de M. le docteur Sanné (7).

Les caractères de l'alhérome dans l'artère pulmonaire spnt les mômes que ceux qu'il présente dans l'aorte. Les plaques sont

(1) 0. Webcr, Syphilitische Neubildimg in der Wand der arteria pulmonaLis{Med. Central Zeilunrj, no ^i) QtSchmidt's Jahrb.,[iil. ni p 17/,

l2J Lancereaux-, Sociélé auatomicjue, 1861, p. 377. - Société de b'iolo-ie' 1861, p. 124 et 125. - Gazette médicale, 1860. ° ''

(3) Cornil, Société analomiqne, 1870, p. IGG.

(/.) Mayet, L?/072 médical, 1873, t. XllI, p. 98.

(3) Cadet-Gassicourt, Ihdletin de la Société anatomique, 1872, p. 2',8. (0; Yeo de Dublin), Revue des sciences médicales, 1873, t. Jl,'p. o/i2 (7) Sanné, Thèse de Paris, 1877, p. 367.

400 DF.S MALADIKS DE l'aRTÈRE PULMONAIRE.

situées surtout au niveau des éperons de bifurcation de l'artère et auprès des valvules sigraoïdes. Elles sont d'abord blanchâtres, puis jaunâtres, peuvent se montrer ulcérées ou incrustées de sels calcaires.

Une des premières conséquences de cette lésion est l'hyper- Irophie du cœur droit. Le fait a été observé non seulement en France, mais encore en Allemagne parKlob(l), qui constata l'hypertrophie du cœur droit chez un homme de quarante-cinq ans mort avec une dilatation de l'artère pulmonaire.

11 est difficile d'établir la valeur des autres lésions, car l'athérome de l'artère pulmonaire se trouve presque toujours en môme temps que d'autres lésions du cœur et des vaisseaux.

Cependant on a noté la fréquence des thromboses, sur laquelle je reviendrai plus loin, la présence presque constante des infarctus dans les poumons et la mort subite.

Il est rare que pendant la vie on ait eu le soupçon de cette lésion. Cependant il existe une observation de J. Uope ("2), qui a noté à l'auscultation un bruit caractéristique.

Obskrvation LXXIV. — Une fois une dilatation de l'artère pulmonaire, bien que peu volumineuse, a occasionné un frémissement sensible entre les cartilages de la deuxième et de la troisième côte du côté gauche avec impulsion. Une faible tumeur se dessinait entre les côtes.

A rauscuitution, on entendait un bruit extrêmement fort, superQciel, sec, simulant le cri de la scie au-dessus des clavicules et au-devant de toute la région pi'écordiale, mais qui était plus éclatant dans l'intervalle de la deuxième et de la troisième côte. 11 y avait en outre hypertrophie avec dilatation du cœur.

Les causes qu'on assigne à l'athérome de l'artère pulmonaire sont : la vieillesse, l'alcoolisme, le rhumatisme et la goutte. 11 faut y joindre la syphilis (voir l'observation LXXIII).

ASÉVRYSME DE l' ARTÈRE PULMONAIRE.

L'artère pulmonaire peut également présenter des anévrysmes. Ils y sont rares, il est vrai, puisque, sur neuf cent quinze

(1) Kiob, WoKhcnlilalt d. Ges. d. Aerzte, tSfio.

(2) Competidium de médecine, article Aorte, t. 1", p. 181 et 180.

ANÉVRYSMES DE L'aRTÈRE PULMONAIRE. 4 01

cas d'anévrysmes, Crisp n'en a compté que quatre dans l'artère puimonan-e. Il est question ici seulement des anévrysmes du tronc de l'artère et non pas des anévrysmes des petites branches qui se rencontrent dans la phlhisie et dont on trouvera la relation dans les traités de phthisie (i).

Il s'agit ici des anévrysmes du tronc principal, dont il a été Observe plusieurs exemples. Les deux formes y ont été rencontrées : l'anévrysme vrai en fuseau et l'anévrysme faux en sac.

Les symptômes ontété une saiUieproéminantdansledeuxième espace Intercostal gauche, près du sternum. On y a entendu à I auscultation des bruits très forts, tantôt systoliques, tantôt dias tohques, puis des bruits de souflle soit systoliques, soit diastohques, au lieu d'élection.

J'en citerai deux observations. La première est extraite démon mémoire sur le rétrécissement acquis de l'artère pulmonaire, ibociéte médicale des hôpitaux, 187J).

aeux b> anches de l artère pulmonaire . - Un marin Tieoureux \s& rlp

mue et decatai.he bronchique, fut admis, le 26 décembre 1867 à h rli nique du professeur Carlo Maggiorani. Depuis le mois de se temL e "

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