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C. PAUL. MAL. DU CŒUR

/,0$ ni' s MALADIES DE l'AUTtUE fULMONAlHE.

lité criilbumiiie. Los extrémités inférieures étaient légèrement CÈdémîiteuscs. Tous les symptômes de la maladie, notamment la dyspnée, augmentèrent rapidement.

A partir du 7 janvier 1868, on donna au malade du vercdntm viride qui fit tomber le pouls à 72. L'urine renfermait une grande quantité d'urates et d'albumine, et montrait des traces d'oxalate de chaux; son poids spécifique s'élevait à 103b. -, , • ,

Le souffle qu'on entendait entre le premier et le deuxième bruit devint rude et le premier bruit moins clair. Le visage devint légèrement cyanosé, les ri\les du poumon plus nombreux, et, dans l'expectoration mucoso-purulente, il se montra du sang du 8 au 9 janvier. Des deux côtés apparut un

exsudât plcurétique. .,, , i i »

Après l'administration interne de la racine de sciUe, du polygala et de la gomme gutte, et l'application de vésicatoires et de sinapismes aux extrémités, l'état du malade s'améliora sensiljlement. Cependant, au IGjan- ^ier il s'aggrava de nouveau. La dyspnée et la toux devinrent pénibles, la fréquence du pouls monta jusqu'à 102 par minute. On administra de nouveau du veratrum viride et le pouls retomba à GO, et le 17 janvier a o2. Le nouls devint en même temps intermittent, la face pâle et les lèvres cyanosées. Le 18, le pouls tomba à 46; il était très faible, mais régulier. Le 19 ian^ier le malade mourut subitement pendant le déjeuner.

L'autopsie, pratiquée le 20 janvier, montra le cerveau œdémateux les sinus cérébraux et les veines méningées remplies de sang, et une hyd.opSe médiocre de tous les ventricules. Dans les plèvres et le penca.- e on rouva un peu de liquide. Le lobe inférieur du poumon droit e a t œdema teux Du reste, on trouva dans les poumons, irrégulièrement dila és, des laL iw érémiées et d'autres anémiées. Les artères et les vemes du pounon dr;U renfermaient peu de sang; celles du poumon gauche étaient resaue complètement .ides. La muqueuse des bronches était hyperem.ee. s: é -rarde, on trouva peu de sérosité. Le ^^-^l^^^^^^^ et donnait à la coupe l'aspect de la noix muscade. La rate était grosse e amollie. Les reins étaient hypérémiés et présentaient ^^—^^ de néphrite parenchymateuse, Toutes les veines du mésentère étaient dis

tendues par le sang. , • i „j i>„„o;iipttp du

Le cœur était hypertrophié, surtout dans le ventricule et 1 oie leUe du

côté droit, qui étaient remplis de sang. Du côté gauche, ventricule et l'oreillette étaient complètement videsde -«g-Le^^-^^ caves étaient dilatées. Le diamètre transversal du cœur «^^sura t i a ba

2 centimètres, le diamètre longitudinal mesurait 13 ^^^^^^J^ pointe du ventricule droit jusqu'à la base. Le ventricule «t 1 oi ^^^^^^^^^^^

du môme côté avaient doublé de volume. Dans ces ^'^^.-^^^f ^' \, "^^^^^^^^^^^^^ ait perdu sa transparence, et les colonnes cl---es é aien hy > oph .

Le diimètre de la paroi du ventricule ^'-^ mesurait / m«^^^^

(D'après BouiUaud, l'épaisseur moyeaue est de b millimètres et dem..;

ANËVRYSMES DE l'aRTÈRE PULMONAIRE. /,03 L'épaisseu. de la paroi de l'oreillette avait acquis en certains points 0 millimètres. La circonférence de l'orifice auriculo-ventriculairc droit mesurait 120 millimètres. (La moyenne, d'après Uouillaud, est de 103 à m ] J^.i circonférence de l'artère pulmonaire mesurait 9o millimètres. fLa circonférence moyenne est, d'après Bouillaud, de 72 millimètres.) Les val vules somi-iunaires étaient, grossies et épaissies; leur hauteur verticale mesurait 19 millimètres. Le tronc de l'artère pulmonaire était dilaté comme un anévrysme, et son diamètre ti^ansversal mesurait 50 millimètres

La hauteur prise depuis l'orifice artériel jusqu'à sa Lifurcation, n'avait que 30 iB.ll.metres. Au-dessus des Talvulos semi-lunaires, il y av it deîx pet, ts diver .culums dont la paroi n'avait qu'un demi-millimètre d'épaisseur andis que le reste de la paroi de l'anévrysme avait de 1 et demi '2 m 11 ^ n^etres. Dans l'anévrysme, il n'y avait aucune trace d'endartérite l'Z -soment de la paroi était constitué par une hyperplasie de l'ac ent ce' U

^2::rT'yr'''''''' ^^'-^ niveaudela h-fm.!

cation. Eut. e les orifices des deux troncs de l'artère, la paroi artérielle était

ormec dans tout le reste de son épaisseur par un tissu conjonctlf sclérosé dur et, en partie calcifié, de manière à former dans la cavité de l'anévrvsmé un Lourrelet qui était pour ainsi dire à cheval sur la bifurcation. Cette lé sion et I hypertrophie de la membrane propre rétrécissaient le calibre de

ar ère pulmonaire, et réduisaient son diamètre à 9 millimètres (au lieu do.2 ). Plus loin, la branche droite se dilatait de nouveau, de manière " cquérir le diamètre de 13 millimètres. L'ouverture de la branche " h d ns 1 anévrysme était tout étroite et irrég-ulière, et n'était plus l' ncî S a p . grand diamètre mesurait JO millimètres, le plus peti 6 mi limètres

et iaiecis.ait la lumière du vaisseau, de manière à la réduire de 13 \ 2 mil

^''''''''^^^ - tout récen ( a^ t

0 able de la mort subite), et une rupture dans la membrane propre fo

venti- culaire raesnmif rlp 7 / -n- coulons. La paroi

l'onlice aorl^aue w ■ '-^"'''^"'o-^entriculaire gauche était normal,

"coaoïtiqne avait une crconCérence de Oi millimètres (au lieu de 00

404 DES MALADIES DE L'aRTÈRE PULMONAIRE,

et demi d'après BouiUaud). Les .alvules semi-lunaires ^^-nt raccourcies Ittkées, Isamsantes. Dans l'acrle il y avait plus.enrs V^^J^^^ térite chronique. (Corrado Tomassi Crudeh de Pale.m Ihv. ckn., % p. 37, 1868, dans Sohnddt's Jahrh., n» 8, p. 109, 18/0.)

La seconde est empruntée à Dowse (1).

n,»lacle mourut d'uue pér,»a.-<i.tc. Le P»' ''"^ ,: „,>lurc d'uue petite „>embranes et oonteu.il uu peu < e =»°e ' " ' , „tT 'emlouctoe tuteur slofuleuse, U f îtif ^ P»

r :ott'.::rpi;rrr.St::::i. ..^.«e. ™

dLnU.u du ventricule droit et uue iusufflsa.ce .r,cusp,de. „ „.«t ms impossible devoir un anévrysrae de l'artère pul-

dans le péricarde (2).

THROMBOSES ET EMBOLIES BE l'aHTÈRE PULMONAIRE.

.^mmP dp trouver à l'autopsie des cail-

t::roiu;:su^or,soiua,tsies^ ::::-i::r^^^^^^^^^^^

TimOMDOSES ET EMBOLIES. 408

sont amassés dans les parties déclives. De plus, ces caillots ne sont pas adhérents aux parois, ils ne sont retenus que par les prolongements qu'ils envoient dans les branches artérielles du poumon.

Le caillot formé pendant la vie n'est pas stratifié, il est d'une couleur d'autant plus foncée qu'il est plus récent. Il est plus ferme, corams condensé par l'expulsion de la sérosité (Legroux, 1836). De plus, il adhère aux parois. Cette adhérence peut ne consister qu'en un liquide plastique encore facile à détacher, mais plus tard le caillot fait corps avec la paroi et l'arrachement du caillot laisse une surface rugueuse et dépolie. En outre, l'adhérence peut être telle qu'il devienne difficile de délimiter exactement la paroi du vaisseau. Enfin, on le reconnaîtra encore aux caractères fournis parla structure et décrits par M. Pitres (I), par Zahn (2). On y voit que certains caillots peuvent être complètement formés de leucocytes, tandis que d'autres fois le caillot est formé de globules rouges.

Les embolies difTèrent des thromboses, en ce que, au lieu de trouver un tissu plus ou moins homogène, ou trouve dans l'intérieur d'un caillot relativement récent une masse dont la couleur et la structure diffèrent. C'est tantôt un caillot plus ancien, déjà plus ou moins dégénéré ; d'autres fois un caillot encore récent sur lequel on peut reconnaître l'empreinte des valvules des veines. D'autres fois, le noyau de l'embolie est constitué par des débris de cancer, des fragments- de valvules ou du pus. Je ne puis reprendre ici toute l'histoire des embolies pulmonaires, si bien décrites dans la thèse du professeur Bail (3). Les caractères distinctifs des thromboses et des embolies sont relevés dans le tableau suivant :

TiinoMBOsiïs. Caillots emboliques.

Débutent pat- de petites ramifica- S'arrêtent sur les éperons et vallions. Caillot arborescent. ■ vules au niveau des bifurcations.

(1) Pitres, Société anatomique, 26 février 187S.

(2) Zahn, Vntersiichungenl ûber Thrombose Bildung der Thromhen [Vivchow's Archiv, 1S7/|).

(3) Bail, Des embolies pulnwnires [Thèso .du doalova.1, 3 janvier 1862).

DES MALADIES DE l'aETÈRE PULMONAIRE.

TimoMDOSES. Caillots emboliquës.

Structure homogîinc dans touto la longueur du caillot.

Forme régulière.

Extrémité cardiaque arrondie.

Texture stratifiée.

No remplissent pas exactement le calibre du vaisseau.

Masse blanchâtre environnée de coagulums mous.

Forme irrégulièce.

Texture irrégulière.

Distendent le vaisseau sans adhérer h, ses parois.

M. Camille Favre(l), a fait une étude attentive de la thi'ombose de l'artère pulmonaire, à l'école du professeur Charcot.

Le fait le plus frappant, c'est la mort subite au milieu d'un état cachectique. Le début des accidents est aussi brusque dans la thrombose que dans l'embolie (2). Quelquefois ces accidents soudains ont été précédés pendant quinze jours d'une dyspnée (3).

Ainsi donc, l'état cachectique des sujets ou l'état puerpéral, la présence de thromboses dans les membres inférieurs, la dyspnée croissante ; le début subit d'une anxiété respiratoire excessive, d'une détresse respiratoire, une cyanose brusque avec refroidissement général, le crachement de sang : tels sont les signes qui, avec la mort rapide, indiquent la formation d'une thrombose ou d'une embolie de l'artère pulmonaire.

La soudaineté plus ou moins grande de l'attaque, pas plus que la répétition des menaces de l'attaque, ne permet de difl'érencier ces deux maladies.

Le malade n'échappera à la mort que s'il s'agit d'une embolie de petit volume qui n'oblitérera pas toute la circulation de l'artère pulmonaire.

Enfin, il est possible de trouver des coagulations dans l'artère pulmonaire, produites par des causes pathologiques situées en dehors de ce vaisseau. M. P. Oulmont (4) a rapporté un cas d'ànévrysme sacciforme ayant entraîné la compression de la bran-

(1) C. Favre, Etude sur la Thrombose de l'artère pulmonaire (Thèse de

Paris, 1875, n« 412).

(2) îlomoUe, Société anatomiquc, 1874, p. 103.

(3) Bucquoy et Manot cités par C. Favre.

(4) P. Oulmont, Progrès médical, 1" janvier 18S1.

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che gauclio. de l'artère pulmonaire et une pneumonieinterstitielle chronique, analogue à celui de M. Hanot(I). D'autres fois la compression a été produite par des ganglions bronchiques (2), ou des ganglions du médiaslin, enfm par des tractus des poumons résultats do la pneumonie interstitielle.

(1) Hanoi, Archives de médecine, 187G.

{2) Barely, Thôsc, obs. I^XXXIIl.

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