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C. PAUL. MAL. DU CŒUR

418 DES MAUDÎËS DU MYOCAftDË.

de souffle, mais il l'a aLlribué à un état nerveux ou anémique.

Siège. Ce bruit n'a pas été nellement précisé comme siège, il paraît d'abord près de la pointe, puis se déplace vers le sternum et remonte vers la droite et l'origine des gros vaisseaux. MM. Desnos et Iluchard attribuent cette migration du bruit à l'envahissement de la lésion qui commence par le ventricule gauche et se communique ensuite au ventricule droit.M.Hayem admet cette hypothèse que le bruit d'abord de nature paralytique devient ensuite anémique.

MM. Desnos et Huchard pensent en somme qu'il s'agit d'abord d'une insuffisance paralytique de la valvule mitrale, puis d'une insuffisance de la valvule tricuspide. Je n'ai rencontré encore que l'affaiblissement du premier bruit et non pas le souffle, sans quoi j'en aurais déterminé la topographie avec précision.

Au point de vue du temps, le bruit est systolique ; ce n'est que dans des cas exceptionnels oti une valvule semi-lunaire est venue à être atteinte et à faire défaut que le bruit passe à la fin de la systole, comme celui de l'insuffisance aortique.

Enfin, comme timbre, le bruit est doux, diffus, profond.

Souslerapportdel'évolutiondelamaladie,letroublecommence

à se montrer par le simple aO^aiblissement du premier bruit et ce n'est que plus tard que survient le souffle. Ce souffle est transitoire. En efi"et, deux circonstances se présentent : ou le malade guérit et alors le cœur reprend de l'énergie et le souffle cesse, ou le malade va plus mal, l'asystolie se prononce et le bruit de souffle diminue et finit par disparaître. Les bruits du cœur ne donnent plus alors que le murmure asystolique (Parrot).

Le bruit de souffle ne persiste que si le malade guérit avec une cicatrice qui gêne le jeu d'une valvule, ou apporte un rétrécissement notable d'un des passages (rétrécissement pulmonaire préartériel).

Il est encore un autre phénomène qui a été noté, c'est le dédoublement tantôt de l'un, tantôt de l'autre des bruits du cœur; phénomène qui s'explique ici moins par l'augmentation de certaines résistances ou tensions, que par la perte de l'unité d'action dans la systole ventriculaire.

L'impulsion et le choc du cœur diminuent et ne consistent

ASYSTOLIE. 41 Ô

plus que dans une sorte de trémulation désignée par Lancisi sous le nom de Iremblement du cœur.

^ Dans les derniers lemps on voit encore l'étendue du battement s'accroître en surface, phénomène que MM. Desnos et Huchard attribuent justement à la dilatation cardiaque.

Le pouls ti:aduit du reste très bien ces différentes phases par lesquelles passe le cœur. D'abord fort et vibrant pendant un court espace de temps, le pouls perd bientôt de sa force et de sa régularité. Il devient mou, petit, dépressible et intermittent par suite de contractions insuffisantes des ventricules (fausses intermittences). Le pouls est de plus oscillatoire, polycrote (Desnos et Huchard),

Notons surtout que la perte du rythme est le signe réel de la myocardite, la fréquence ou le ralentissement étant dus auxnerfs du grand sympathique et du pneumogastrique.

La faiblesse du pouls indique que dans les viscères l'irrigation artérielle doit être insuffisante etla circulation veineuse languissante. Cet état se traduit bientôt pour le cerveau par du débre Ce délire n'est pas l'agitation incohérente avec tendance au suicide de la période d'invasion ou d'état, mais bien unsubdéhrium terminal ou délire de dépression avec des convulsions générales ou partielles ou quelquefois une simple trémulation des muscles des membres, puis survient le coma. Les respirations deviennent irrégulières, inégales, saccadées, moins fréquentes, pendant que les mouvements du cœur deviennent de plus en plus fréquents et de plus en plus faibles (palpitations paralytiques de G. Sée, dues à l'olighémie bulbaire et à la diminution d'action des nerfs pneumogastriques).

La congestion passive des bronches vient se joindre aux autres lésions pulmonaires, pustules des bronches (Desnos etHuchard) infarctus, abcès métastatiques, etc. ; alors arrivent l'asphyxie là cyanose, les sueurs visqueuses, le refroidissement. Demm'e a noté en môme temps l'oligurie avec albuminurie etoxalurie

Quandlamyocarditenesetraduitquepar un affaiblissement du premier bruit ou qu'elle vient à produire unbruit de souffle les caractères si précis que j'ai fournis pour le souffle de la péricaidite au point de vue du lieu, du temps et du timbre suffiront

pour faire le cliagnostio ; mais, quand survient la période d'asys- IZ. il est bien diraeile de dire si Von a affaire à «ne myoeardite, unepéricarditeouunhydropéncarde.

o; sera bien plus guidé en pareil cas par ''^'O la maladie, dont on devra soupçonner la eompl,cal.on la plus

La marcbe de la myoeardite est en général rapide et sa durée est de trois , huit jours ; mais dans les cas qui se ^—^^^ a guérison la durée est plus longue, Demme en a observ quarante-trois jours. La terminaison ordma,re est la mort, la guérison l'exception.

En voici cependant des exemples :

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renc^ocarde. Les origines de ^ «"'"'^. f .'^^^ J.^'^f l'orifice pulmonaire une masse calleuse et en pa^e o-^lf^^^^J^ ^^f, . ron-Ac

pulmonaire a été entraîne ei yt / „afo„;es rfe l'artère pulmo-

lu cont.aii-e, rorifice ^^ri^^ ^^^^^ tfldkérent; l'ou.ertur. nuire sont dures, épaissies «^^f une plume d'oie. Au-

qu'elles laissent entre elles perrnet la paroi ventri-

dessous d'elles (entre les valvules e le T.ts ls f^lXs valvules aorculaire est rugueuse et contient do fin P J^^^^^^ p,. endroits.

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