ANGINE DE POITRINE
mittences sont rares, alors que le myocarde est déjà altéré, mais si le cœur déjà malade doit surmonter des obstacles nouveaux dus à des affections secondaires, si le malade est atteint d'œdème des membres, c'est-à-dire de paralysie veineuse, de népbrite interstitielle ou d'autre cause d'augmentation de la tension aortique, les systoles avortées deviennent plus fréquentes et l'on a l'arythmie (1).
L'expérimentation physiologique nous a donc éclairés, en pareil cas, sur la valeur de l'insuffisance mitrale, des palpitations, de l'action du chloral (celle de la digitale était connue); mais ce qu'elle a fait encore, c'est l'étude de l'influence de l'intégrité ou de l'altération du myocarde- Or en clinique, c'est là qu'il faut en arriver. Qu'on veuille bien revoir les deux chapitres consacrés l'un à l'innervation du cœur, l'autre au myocarde et à ses maladies, on y trouvera cette preuve donnée par toutes les recherches expérimentales : que le rythme du cœur n'est pas sous la dépendance du système nerveux, qu'il est une propriété du myocarde, et par suite l'arythmie la preuve de la lésion du myocarde.
L'intermittence du pouls indique donc l'altération du myocarde. Elle montre par là que les conditions de résistance du sujet fléchissent, que sa maladie est devenue réellement organique. Nous verrons au chapitre du traitement que le meilleur moyen de combattre cette affection, consiste moins dans le traitement du muscle, que dans la diminution des résistances et l'augmentation de l'activité nerveuse.
DES AFFECTIONS DOULOUREUSES DU CCEUR. NÉVRALGIES ET ANGINE DE POITRINE.
J. Bouley pensait qu'on devait ranger dans un même groupe toutes les affections douloureuses symptomatiques desafleclions du cœur, et réserver le mot d'angine de poitrine pour ceux de ces accès dont l'intensité devenait une menace pour la vie.
Prenons donc d'abord le tableau de l'accès le plus intense.
(1) M. François Franck, Tvcnmux du laboratoire de M. Marov, [876 p 283.