‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 197 sur 355 · C. PAUL. MAL. DU CŒUR. or · texte numérisé non relu

C. PAUL. MAL. DU CŒUR. or

g» «ES HÏPERTBOPBIES ET DlUTATIONS COBSÉCUTIVES.

font supposer que c'est dans les cas de lilhiase biliaire qu'il faudra surloul rechercher celte action du foie sur le veutncule

"'mL par quel mécanisme le foie ,a-t-il agir ainsi sur le cœur ? MM. Gangolphe, Fabre et d'autres, ayant observé le souffle cardiaque chez des malades ictériques, ont adm,s une acl.on d>recte des acides biliaires sur le muscle cardiaque.

A cette théorie, M. Rendu oppose que la lesmu card.aque n est pas proportionnée à l'intensité de l'ictére et que les plus .c riquL ne sont pas les plus atteints. J'ajouterai 1- 3 * beaucoup d'ictériques, sans pouvoir trouver le souffle dé r>l par M. Gang Ipbe. Chez le malade dont j'ai donné plus haut 1 observation il n'y a jamais eu de l'ictère, à proprement parle , et le ph nom ne dominant chez lui était la congestion du fo.e ,m X st mltrée également une des causes évidentes chez le malade

'^M^'Hent-constate, de son côté, qu'il a vu les phénomènes cardiaques précéder l'ictère de plusieurs jours.

En somme, ni l'ictére, ni l'intensité de la douleur, m les troubte gastriques qui accompagnent les lésions bépat.ques ne peuvent rendre compte de l'action pourtant si réelle sur le cœur^

Murchison (1) en trouve la cause dans l'empo.sonnement du sa!g pa' es matériaux que le foie n'excrète plus emporsonn mêut qui se traduit par l'altération du myocarde. M. Pot m Tu e également le sang non épuré par le '-l^MluÎ l gique qui irrite les capillaires du poumon et crée un obstacle a 1^:^ culation pulmonaire, qui amène le ^'^'--'^^J^ ^Z cule droit, cette action du sang se ferait par l'mterméd,a>re des

m Arloing » une augmentation de

expérimentale des nerf du loiep , ,1^ tension,

tension dans l'artére ^f^^'^^,,, ,1 taire chau- ^:t^rZXt::^^^^ -es sangnmes de l'ar-

(I) Murchison, loc. ciï., p. 599.

AFFECTIONS DES VOIES DIGESTIVES. 531 tère pulmonaire soient modifiées, quelles le sont aussi par une simple suspension de la respiration, ou mieux encore par l'effort, et que ce changement de pression ainsi produit est suffisant pour amoindrir l'ondée sanguine fournie par la contraction du ventricule droit.

Expérimentalement, la tension dans l'artère pulmonaire a é té démontrée faible par Gibson et M. Marey. En somme, la relation pathogenétique des affections hépatiques, agissant sur le cœur, est

démontrée cliniquement par les travaux deMM. Gangolphe, Pabre Teissier, Potain et Rendu ; mais la théorie de cette action pathogénétique, que les expériences de MM. Arloing, Morel et Frank ont entrevoir comme une action nerveuse cheminant à travers Je grand sympathique et la moelle, a besoin de confirmation ultérieure.

Ici se termine la liste des lésions viscérales qui agissent suffisamment sur le cœur pour y déterminer des lésions profondes et persistantes, comme l'hypertrophie et la dilatation. Etudier toutes les maladies qui peuvent. troubler l'action du cœur serait refaire ici toute la séméiotique du pouls

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