‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 253 sur 355 · C. PAUL. MAL, DU CŒUR · texte numérisé non relu

C. PAUL. MAL, DU CŒUR

l'artère pulmonaire sont minces et onl plutôt l'aspect de veines

que d'artères.

Au-dessous de l'obstacle, au contraire, le ventricule droit est hypertrophié, comme dans les cas de rétrécissement acquis. Le trou de Botal n'est pas toujours ouvert.

Ce rétrécissement de l'infundibulum est le plus souvent le résultat d'une myocardite intra-utérine, et ressemble beaucoup, par conséquent, à ce que j'ai décrit chez l'adulte sous le nom de rélrécissement pulmonaire préarlériel, ou rétrécissement dé l'infundibulum par cicatrice de myocardite. Tels sont les cas de Peacock (1) et de Oldham (2).

Cependant, Kussmaul (3) croit que cette forme de rétrécissement peut tenir à une sorte d'hypertrophie d'un ou de plusieurs faisceaux musculaires de la base de l'infundibulum. On sait que ce mode de rétrécissement préaortique a été reconnu chez l'adulte par M. Vulpian, et cité plus haut à propos du rétrécissement de l'origine de l'aorte.

Dans ces cas, l'aorte est presque toujours dilatée et émerge des deux ventricules.

4° RÉTRÉCISSEMENT CONGÉNITAL DE L'ARTÈRE PULMONAIRE, OU MEME OCCLUSION COMPLÈTE DE CET ORIFICE AVEC PERSISTA^'CE DE LA COM- MUNICATION DES DEUX VENTRICULES.

Cette affection est de beaucoup la plus fréquente des aflections congénitales. Il ne serait pas difficile d'en réunir plus de cent observations.

Disons tout de suite que cette affection, qui se produit de bonne heure, dans les trois premiers mois de la vie intra-utérine, reste souvent stationnaire après sa production, et une fois le processus inllammatoirc éteint, elle peut s'immobiliser et être souvent compatible avec une vie extra-utérine assez longue.

(] ) Peacock, Report of tke Procedmgs ofthe Pathological Society ofLondoti, second session, IS'iT-lSAS.

2) Lebcrt-Sclirœlter, Anrjeborene Uerzlcrankheiten, p. 740, 1879.

(3) Kussmaul, Veber anrjeborene Enge und Verschluss der Lungenarterimbahn [Zeitschrift fur rationelle Mnlicin, Leipzig, 1866),

RÉTRÉCISSEMENT DE l'aRTÈRE PULMONAIRE. 627

Kussmau] (1), qui, après Peacock (2) et d'antres, l'a étudiée à fond, indique la survie suivante : Sur 64 cas de rélrécissement congénital avec inocclusion du septum interventriculaire, il a vu la vie durer :

0 il 1 au 8 fois, soit 12 pour 100.

De 1 à 5 ans n, 2J

De 20 h 30 ans 9 — 14 —

Dans les cas d'atrésie, c'est-à-dire d'oblitération complète ou presque complète, la survie a été moindre. Kussmaul, sur 2o cas d'atrésie, a vu la vie durer :

De 0 à c mois 10 fois, soit/iO pourlOO.

De 6 mois à 1 au 4 — 16

De 1 au à 5 ans.. 5 2fl

De 5 à 10 ans 3 ^ 12 —

A 21 ans 1 4

A 37 ans 1 „ 4

Cependant, on a vu des cas de survie se prolonger au delà. M. Roger (3) a vu une dame arriver à la cinquantaine et encore bien portante.

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