‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 278 sur 355 · TROISIÈME ÉCOLE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

TROISIÈME ÉCOLE EXPÉRIMENTALE

Van Helmont.

Van Helmont, voulant devenir médecin, dévora d'abord tous les ouvrages connus dans son pajs ; puis, mécontent de n y rouver que des théories, il parcourut les Alpes, la Smsse, 1 Itab. pour y étudier les ouvrages de médecine. 11 n'en fut pas saf fa t^ U en fut d'autant moins content qu'il eut l'occas.on de vo.r que la théorie ne servait en rien pour la pratique. •

Iprès deux ans de pérégrinations il rentra àLouvam sa patr e l um) et pendant son séjour en Belgique .1 contracta la gale, ett voici comment il raconte son observation (1). I

... .ire a.e visite . J.e ie„.e .e^oiselM.

delà gale sèche, mais de la gale sanieuse.

Etudes sur J..B. Van Hel,nont, P- '^ ^^'eLur"'"^^' "^'^ ouvrage couronné par r.^cadémie de médecine de Belgique.

TROISIÈME ÉCOLE EXPÉRI MENTALE. VAN HELMONT. 677 J'appelai deux fameux médecins de notre ville, heureux d'éprouvc, sur moi-même si la pratique répondait à la théorie. Ceux-ci, en voyant cette gale purulente, pensèrent aussitôt qu'il y avait abondance de bile brûlée avec une pituite salée et que l'hématose était troublée dans le foie Cette réponse me satisfit beaucoup, en me montrant, confirmée par deux nra ticiens expérimentés, les axiomes des vieux auteurs, axiomes que je croyais aussi vrais que ceux des mathématiques, pensant qu'ils étaient ce qu'ils devaient être. Mais une curiosité, qui m'était naturelle, me fit aussitôt demander quelle était cette intempérie du foie, qui du même coup enflammait la bile jaune et produisait un excès de pituite ; car, dans le nieme temps, il ne pouvait se former deux produits aussi différents, une p.tuite froide et une bile ardente. Ces savants hésitèrent longtemps en fronçant le sourcil, et après s'être regardés longtemps avec stupéfaction, le plus jeune répondit que la même intempérie du foie échauffé donnait, non eTsèir 'ï"' ''^ est chaude

Je demandai alors si le sel de l'urine- était dû aussi à un vice du foie et à un excès de chaleur, et j'objectai que le jus des viandes non salées n'était pas sale du tout malgré l'ébulhtion. '

Le plus vieux me répondit : ce sont des choses qu'il faut proposer dans les écoles et non a des praticiens dont les heures sont comptées

Il me demanda aussitôt quels auteurs j'avais étudiés, et ce que, d'après mes études je croyais convenable de faire dans ce cas. Je répondis que pour rafraîchir le foie et le sang, il fallait ouvrir la veine du bras droit audessous de la cephaïque, pour procéder par des apozèmes réfrigérantes, à cause de la bile ardente, de telle sorte cependant qu'on mêlât les incisifs et les msinnantes modérées, à cause de la salure de la pituite. Je leur montrai dans Rondelet une apozème qui contenait environ cinquante ingrédients et qui promettait de remplir ces deux indications ; ils furent de cet avis.

En effet, après une abondante saignée faite dans toute la force de la ieunesse et de la santé, à part la gale, je pris pendant trois jours l'apozème de Rondelet ; le quatrième et le cinquième, j'y ajoutai de la rhubarbe et de 1 agaric SI bien que I économie commença à obéir à l'appel du remède et que les deux humeurs peccantes furent mises en mouvement. Mes médecins approuvèrent tout et me louèrent d'être docile et aussi avide d'instruction Le soir du cmquième jour, je pris des pilules de fumaria sur la foi de Cordus Le sixième jour, j'eus au moins qiiinze selles. On me félicita beaucoup d avoir si bien préparé les voies.

Deux jours après, la gale n'ayant rien perdu de sa violence, je recommença, le même traitement. Les médecins disaient que l'âge de dix-sept ans est propre à la génération de la bile; et voyant que les pustules U démangeaison ne diminnaient pas, ils prescrivirent, deux jours après nn troisième purgatif. Mais, le soir, j'étais épuisé, mes joues s'aiaissaient ma

voix était rauque, ma maigreur extrême ; la descente du lit et la marche m'étaient difficiles, parce que les genoux ne me soutenaient plus.

Cette épreuve fut décisive, et le dégoûta à jamais des doctrines de Galien, contre lesquelles il nourrissait depuis longtemps une haine sourde.

Il eut un instant de découragement, fut sur le pomt d abandonner la médecine, finalement partit pour un voyage en Espagne, en France et en Angleterre. A son retour, il se dévoua dans une épidémie de fièvre maligne à Anvers, puis vint se fixer à Bruxelles, en 1605, pour y exercer la médecine; mais il l'exerça uniquement sur les pauvres, refusant tous les honneurs et toutes les distinctions qu'on lui proposait.

Il rejeta alors tous les livres et ne reconnut plus que la méthode expérimentale, il s'adonna surtout à la chimie et s'mlitula Ini-mème philosophus per ignem.

Après six années de réclusion, dans son laboratoire, il publia son premier ouvrage renfermant ses doctrines sur la physiologie et la pathologie (1), et dans lequel il attaqua avec la dernière violence et les termes les plus grossiers la doctrine humorale de

Galien. • j „c

Van Helmont ne place pas la vie dans les organes, mais dans un principe immatériel, Varcheus faber, qui a sous ses ordres d'autres archées secondaires qui dirigent le fonctionnement des

De même, dans les maladies, les lésions des organes et des fonctions sont produites par une altération de l'aroh e, cette altération, noia sisiUari.. donne àla maladie son cachet, sa spe-

,„,„„ eflicienliu,n (2). Il cite comme exemple la d.a b gouttense, syphilitique, serofuleuse, il ne ' ^

Llhèses d'une manière abstraite ma,s moarnées dans les or-

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