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qu'alors ils étaient éliminés en petite quantité par les reins, mais en grande quantité par l'inlesLin. 11 se formait ainsi une sorte d'état catarrhal de l'intestin. La théorie de lleadland s'appuyait sur ce qu'on trouve dans l'intestin du sulfate de magnésie en plus grande quantité au bout de plusieurs heures qu'au bout d'une demi-heure. On pouvait supposer seulement qu'il lui avait fallu ce temps pour y arriver. Mais la théorie de Headland reçut un fort appui d'une expérience de Garpentier (1). En effet Carpentier fit la ligature du pylore et introduisit dans l'estomac du sulfate de soude et l'action purgative se produisit. Malgré cela, la théorie de Headland ne fut pas acceptée en Allemagne. On pensa que le sel placé dans l'estomac avait agi par action réflexe, les nerfs splanchniques n'ayant pas été liés dans l'opération. D'autre part, Aubert et Rabuteau (2), et Buckheim ensuite ont montré qu'en injectant oO grammes de sulfate de soude dans la veine jugulaire d'un chien on n'obtenait pas de selles liquides. De même, les injections de solutions salines dans les vaisseaux des cholériques n'ont pas produit de diarrhée. La même expérience a été reproduite avec le même résultat par A. Moreau, Vulpian (3), Jolyet et Gahours.
4." Théorie de L'arrêt de la résorption des sucs digestifs.— En 1864 M. Thiry (de Vienne) (4), et peu de temps après Radziejewski (de Berlin), ont soutenu la théorie suivante : Au lieu d'accepter l'hypothèse ancienne qui supposait que les purgatifs produisaient une transsudation des glandes de l'intestin, ils ont pensé que l'action du purgatif consistait d'une part à arrêter la résorption des produits de sécrétion glandulaire versés dans l'intestin et, d'autre part, à précipiter les mouvements péristaltiques de manière à vider en peu de temps les liquides qu'il contenait.
Le procédé employé par Thiry et reproduit par Radziejewski, et plus tard par Schiff, était assez original : il consistait à prendre une anse intestinale, à la séparer en deux sections pour l'isoler, puis à rétablir la continuité de l'organe en cousant les
(1) Huseman, Pkarmakologie, t. I", p. S8.
(2) Rabuleau, Mémoires de la Société de biologie, 1868, p. 21.
(3) Vulpian, Leçons sur les vaso-moteurs, p. bl4 et 516.
(4) Thiry, Académie des aciences de Vienne, 1864.