‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 69 sur 355 · SUITE DES AFFECTIONS DU PÉRICARDE · texte numérisé non relu

SUITE DES AFFECTIONS DU PÉRICARDE

HYDROPÉRIGARDE.

Cette lésion a perdu beaucoup de son importance depuis que l'anatoraie pathologique a séparé les collections séreuses des produits inflammatoires.

Il est rare que, dans une autopsie, on ne trouve pas, dans le péricarde, une quantité de liquide de 20 à 30 grammes. Cette quantité est beaucoup plus grande dans certains cas, par exemple lorsque le sujet est atteint d'emphysème pulmonaire, de phthisie, d'affection organique du cœur, de déformations thoraciques, etc., en un mot, dans tous les cas qui ont amené une stase de sang dans les veines coronaires ou l'anasarque. Mais, dans cette quantité de liquide, combien s'en est-il produit pendant la vie? combien pendant l'agonie ? combien après la mort?

On peut dire, d'une manière générale, que cette quantité est d'autant plus grande que l'agonie a été plus longue et que l'autopsie a été faite plus tardivement.

On ne peut dire, en réalité, qu'il y a eu hydropéricarde pendant la vie, que si on a pu en diagnostiquer l'existence (Bamberger). D'autres fois, on admet que l'hydropéricarde a existé pendant la vie, quand la quantité en est considérable et qu'elle dépasse, par exemple, un litre. A plus forte raison quand cette quantité atteint le chiffre de huit livres, c'est-à-dire près de quatre litres, comme l'a constaté Corvisart.

Le liquide consiste, en général, en une sérosité claire, jaunâtre ou verdâtre, rarement troublée par des cellules épithéliales détachées. On y voit quelquefois une petite quantité de la matière colorante du sang donner une coloration rougeâtre ou

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