RETARD DE LA PULSATION CARDIAQUE
mière partie de la systole, le sang refoule avec énergie dans le canal mitral produit un frémissement qui cesse (pas toujours) ou qui peut cesser quand la systole a acquis son maximum. Surtout si l'on remarque que le choc de la pointe dans l'insuffisance et le rétrécissement mitral ne donne après son fastigium aucun plateau et que la descente de la ligne commence tout de suite pour durer un peu plus que l'ascension.
La nouvelle théorie que je propose trouvera un appui nouveau lorsque j'étudierai plus loin le bruit qu'on uji^eWe présystohçue.
Auscultatwn. - Dès le début de l'auscullation, l'insuffisance mitralene fut pas caractérisée par Laennec. Berlin, en 1824 reconnut un bruit -de souffle en rapport avec le rétrécissement mitral, bruit qu'il faisait coïncider avec la contraction des oreillettes etîprécédait la contraction des ventricules. En -1832 les belles recherches de Rouannet, en donnant une théorie des bruits du cœur, firent faire un pas à l'explication des bruits de souffle. Aussi, en iH-33, Filhos indique que le souffle du premier temps correspond au refoulement du sang dans l'oreillette et par conséquent à l'insuffisance milrale. Bouillaud (l83o) admet ce bruit et indique que le bruit peut être double si, en môme temps que l'msuffisance, il y a du rétrécissement; mais Bouillaud ne s'explique pas sur le moment du bruit de souffle.
Andral, en publiant en 1836 une nouvelle édition de Laennec, mdique, dans une note, une classification nouvelle donnée par M. Roger, qu'il résume ainsi : « A la pointe, au premier temps, insuffisance mitrale; à la pointe, au deuxième temps rétrécissement mitral. « Nous verrons plus tard ce que signifié ce brmt de souffle au deuxième temps et à la pointe. Or il n'e.xiste pas de bruit de souffle au deuxième temps et à la pointe sans un bruit de souffle systolique. Le bruit de souffle au deuxième temps à la pointe, quand il existe seul, n'indique pas I une lésion mitrale, mais bien une lésion aortique. Ce second t bruit sera, du reste, discuté tout au long.
En 1843, le problème est éclairé de nouveau par M. Fauvel dans un mémoire publié dans les Archives de médecine, sur le •bruit présystolique qui accompagne le rétrécissement 'mitral m. Fauvel l'appelle présysloHque parce qu'il précède immédia-