POULS VISIBLE DE CORRIGAN, BONDISSANT DE HOPE
Voici le tracé."pris sur l'artère crurale du même sujet.
Fis. 85
Le tracé du pouls radial au 'sphygmographe donne^de même une ligne ascensionnelle verticale.
Fig. 8<S.
Lorsque les artères deviennent en outre athéromateuses, l'ascension devient moins brusque, comme on pont le voir dans les deux derniers tracés de la figure 82, empruntée à l'ouvrage de M. Marey.
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Fig. 87.
Il faut faire ici une remarque importante. Dans le pouls normal, il y a dans la descente du tracé un ressaut qu'on appelle le dicrotisme et qui se produit au moment du choc des valvules sigmoïdes. Il semblerait résulter au premier abord que s'il y a une grande insuffisance aortique le dicrotisme doit disparaître. Or, si nous regardons les tracés du pouls de la maladie de Corrigan, nous voyons qu'il ne disparaît pas. M. Marey en donne pour explication que la réflexion de l'onde ne se fait pas sur les valvules, mais sur le réservoir central. Le dicrotisme n'est donc que retardé du peu de temps que le sang met à aller de l'orifice aortique au fond du ventricule.
Corrigan donnait du pouls visible, c'est-à-dire du pouls si bien nommé par Hope le pouls bondissant, l'explication suivante :
« Lorsque l'appareil placé à l'orifice de l'aorte est dans un état d'intégrité parfaite, les valvules semilunaires, immédiatement après chaque contraction du ventricule, sont repoussées vers l'orifice par la pression qu'exerce le sang qui est arrivé au delà. Lorsqu'elles remplissent le rôle qui leur est dévolu, l'oc-