NOM
Espace.
Distance.
supérieur du foie.
de
lu points.
vertical.
Etal normal :
lf-77 1S77
Poslcl
Goubet ....
Legrain. . . .
Gautier. . . .
Bouzon ....
Guidel
Sargcnt. . . .
Dcaubonne.. .
Delaruc. . . .
Ainsi donc l'hypertrophie gauche est très accusée par l'abaissement et l'éloignement de la pointe. Mais le cœur droit est peu atteint, aussi l'angle droit n'est pas abaissé et le bord vertical est plutôt rapproché du bord sternal par le fait de l'entraînement du cœur à gauche. Le schéma suivant rendra compte de ce déplacement.
lig. 10S.
On voit que le cœur a tourné pour ainsi dire autour de rattache de la veine cave inférieure, le point le plus fixe de la région cardiaque, comme je l'ai montré-
INSUFFISANCE MITRALE PAu DILATATION. 335
La rolalion autour do ce point s'est faite de haut en bas, comme nous l'avons vue se faire transversalement d'avant en arrière clans l'emphysemo, d'arrière en avant dans les épanchemcnls do la plèvre gauche.
La largeur du bord inférieur du cœur, mesurée normalement par 3 centimètres de l'angle droit à la ligne médiane, plus 9 de la ligne médiane à la pointe, est augmentée considérablement, la pointe s'éloignant de 12, 13, 14, 15 centimètres. Le bord inférieur prend donc de 15 à 18 centimètres, c'est-à-dire que le cœur a augmenté en longueur de G centimètres, ce que nous pouvons mesurer exactement aujourd'hui, grâce au procédé que j'ai indiqué.
L'hypertrophie du cœur se faisant en pareil cas avec dilatation des cavités, il arrive un moment où la valvule mitrale, bien que saine, devient insuffisante par dilatation et qu'un bruit de souffle systolique apparaît à la pointe avec tous les caractères d'un bruit local.
Observation LUI. Maladie de Hodgson, hypertrophie avec dilatation, insuffisance mitrale secondaire probable. — S... (Charles), âgé de soixantetrois ans, comptable, entre à l'hôpital Lariboisière, salle Saint-Henri, n° 5, le 9 janvier 1880.
Le malade entre à l'hôpital pour une pneumonie catarrhale qui guérit bientôt et l'on s'aperçoit en le soignant qu'il est atteint d'une maladie de Hodgson.
Le 25 janvier, on constate que le malade présente le phénomène du pouls visible de Corrigan, pouls visible augmentant par la flexion du membre. On constate en même temps que le pouls est grand et régulier. Il est brusque et sans force, l'élévation du bruit n'augmente pas l'amplitude des oscillations.
L'examen du cœur donne les résultats suivants :
La poiutc bat dans le sixième espace, à 12b millimètres de la ligne médiane. Le bord supérieur du foie correspond à. l'insertion du cinquième cartilage ; le bord inférieur est très oblique, avec un abaissement de m millimètres. Le bord vertical est à 25 millimètres de la ligne médiane.
Ainsi donc, hypertrophie considérable, portant surtout sur le cœur gauche.
L'auscultation de l'aorte lait reconnaître un bruit de souffle systoliqu,> ascendant, commençant à l'angle droit du cœur, remontant tout le long du sternum, jusqu'à la carotide droite. Le schéma de la région occupée par ce bruit forme un V dont le sommet correspond à l'angle droit du cœur.
33fi MALADIE DE HODGSON.
Le bord droit s'écarte du bord droit du sternum, avec un sinus de' 5 centimètres pour les trois premiers espaces intercostaux, et de 3 centi- ' mètres dans le quatrième espace.
Le bord gauebe du V remonte le long du bord gauclie du sternum et ne le dépasse que de 1 centimètre dans le deuxième espace intercostal seulement.
Le bruit est rude et systolique, en ee sens qu'il commence avec la systole ventriculaire et finit assez brusquement à la tin de la systole. 11 couvre le claquement des valvules sigmoïdes, qu'on n'entend nulle part. Au niveau de la carotide droite, ctmème de la gauche, ce bruit persiste avec son même timbre; il devient cependant plus rude. Le bruit s'entend d'une manière intermittente jusqu'à la région lombaire.
Fig. WO.
La recherche du claquement des valvules sigmoïdes mène aux constatations suivantes : le bruit de souffle systolique se termine brusquement sans laisser entendre le claquement sigmoïde ; mais sa terminaison brusque et la durée du grand silence font penser qu'il n'empiète pas sur le grand silence. Lorsqu'on ausculte le bord inférieur du cœur, on constate que le bruit de souffle systolique, au lieu de se terminer brusquement, se prolonge sous forme d'un bruit de souffle doux et profond qui occupe une grande partie du grand silence et est évidemment un souffle d'insuffisance aortique.
La grande étendue de la surface occupée par ces bruits et l'absence d'un point maximum, sternal, en même temps que le bruit d'une insuftisauce aortique, font penser qu'il s'agit non pas d'un rétrécissemeut avec insuffisance de l'orifice aortique, mais d'une maladie de Hodgson, c'est-à-dire d'une dilatation aortique avec rugosités athéromateuses et calcaires à son