INSUFFISANCE DE L'OIUFICE PULMONAIRE
que ce souffle peut se prolonger dans la direction des vaisseaux du cou. Je lui laisse la responsabilité de cette affirmation. Dans certains cas, il a été entendu un bruit de souffle systolique, mais ce bruit s'est trouvé expliqué par le rétrécissement existant en môme temps que l'insuffisance.
Comme troubles fonctionnels, on a noté une certaine dyspnée et des palpitations, mais ces symptômes ont été modérés. L'bypertrophie compensatrice du ventricule droit s'est faite lentement. Dans le cas de Morison, le malade se plaignait de vives douleurs dans la région du cœur, douleurs qui s'irradiaient dans l'épaule droite et jusque dans la main.
Le pouls est normal ou à peu près, en voici un exemple rapporté par Marey.
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Quand la période de compensation et de tolérance a été épuisée les malades ont éprouvé de la stase veineuse et des hydropisies. La mort arrive fatalement, mais la vie est possible encore pendant longtemps.
Je n'ai pas rencontré de cas d'insuffisance des valvules de l'artère pulmonaire qui aitétéconfirmé par l'autopsie. Cependant, j'ai rencontré autrefois un malade dont l'auscultation donnait des bruits qu'on ne peut guère interpréter autrement. Mais, comme il n'y a pas eu de contrôle, je ne donne cette observation que sous toutes réserves.
Observation LXXIII.— Le sieur Oud..., âgé de soixante-sept ans, horloger, est entré dans mou service à l'infirmerie de l'hospice de Bicètre, salle Saint-André, 28, le 28 mai 1872.
Le malade se plaignant d'une dyspnée, je fais l'examen de la poitrine et j'obtiens les résultats suivants :
La pointe bat dans le cinquième espace intercostal gauche, à 12 centimètres et demi de la ligne médiane. Le bord supérieur du foie correspond
h l'insertion du cinquième cartilage intercostal droit. Le boni vertical dépasse un peu le sternum. Le bord intérieur du cœur est normal.
On entend à l'origine des gros vaisseaux un bruit de soufllc. Ce double souffle a son maximum d'intensité dans le deuxième espace intercostal gauche. Le premier bruit est court. Le second est prolongé et doux; il so prolonge en descendant le long du bord gauche du sternum jusque dans
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le troisième espace intercostal, exactement le long de l'infundibulum de l'artère pulmonaire. 11 n'y a pas de bruit à droite du sternum ni dans les vaisseaux du cou.
Le pouls des artères radiales est athéromateux.
J'observe en ce moment à l'hôpital un malade, atteint de rhumatisme articulaire aigu, qui présente de la manière la plus nette les symptômes de l'insuffisance de l'artère pulmonaire; en voici l'observation.
Observation LXXIV. Rhumatisme aigu, onzième attaque. Insuffisance pulmonaire. — P... (Louis), âgé de vingt-six ans, vitrier. Entré le 7 juillet 1882, salle Saint-Henri, 5.
Le malade a déjà eu une première attaque de rhumatisme.
Cette fois, il est malade depuis sept jours; il y a quatre jours qu'il est alité.
La fièvre est assez vive, les sueurs'abondantes. Douleurs et gonflement des articulations des poignets et des genoux; hydarthrose du genou droit.
On constate dans le deuxième espace intercostal gauche le premier bruij normal, puis un souffle aspiratif se propageant de haut en bas, le long du sternum, et s'entendant mieux à gauche qu'à droite. Rien à la pointe.
La pointe du cœur bat dans le cinquième espace, à 12 centimètres de la ligne médiane sternale; abaissement de 4 centimètres. Bord vertical du cœur à 4 centimètres.
Bord supérieur du foie au niveau du cinquième cartilage.
\Z juillet. Le bruit de souffle a considérablement augmenté d'iutensitô.
La topographie de ce bruit forme une ellipse allongée qui commence dans le deuxième espace intercostal gauche, à 3 centimètres de la ligne