‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœurChapitre 19 sur 413 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DIAGNOSTIC DE LA FORME ET DL LA POSITION DU COEUIL MENSURATION CLINIQUE DU COEUll.

Lorsqu'on est bien pénétré des notions analomiques que j'ai établies clans le chapitre précédent, le problème de l'examen du cœur devient beaucoup plus facile, et cependant, je dois le dire, aucun des médecins qui s'étaient occupés spécialement de la clinique des maladies du cœur n'avait pu donner un moyen de mesurer exactement le cœur sur le vivant. On pouvait bien dire d'une manière approximative si le cœur était gros ou petit, mais il était impossible de mesurer si d'une année à l'autre le cœur avait grandi ou diminué ; aussi se bornait-on à dire cœur petit, moyen ou gros, sans pouvoir déterminer cette grandeur en centimètres, bien qu'on appelât à son aide tous les procédés d'exploration, vue, palpation, percussion et auscultation (1).

Déjà au siècle dernier, en 1761, Avenbrugger, ou, plus exactement, Léopold d'Auenbrug, avait publié à Vienne son traité de percussion (2), où il indiquait déjà que la percussion pouvait donner une idée de la grandeur du cœur.

^ XXV, 8". « Locum, quem cor occupai, carnis percussa? sonum in magna circumferentia ederc exitiosum. »

Et plus loin :

§ XLI1I. « Signa anevrismalis cordis. — Signum palhognomonicumhujus mali est, quod locus ubi corsitum oblinet, percussus in magna circumferentia, carnis pcrcussaï sonilum exacte référât. »

Bien que cet ouvrage ait été traduit en français en 1770 par

(1) Laennec, Traité de l' auscultation mé<iiatcs 1826, t. II, p. 301. (-2) Inwntwn novum ex percussione fhoracis humant, ut signo } abstrusos interni pectoris morbos detegendi.

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