‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœurChapitre 202 sur 413 · DYSPNÉE D'EFFORT · texte numérisé non relu

DYSPNÉE D'EFFORT

Lorsqu'un malade a été atteint d'une paralysie faciale avec déviation des traits et qu'il est en train de guérir il arrive un moment où il a déjà retrouvé la tonicité de ses muscles malades, si bien qu'au repos il n'y a plus de déviation des traits. Mais si, à ce moment, vous voulez le faire parler ou rire, l'énergie de contraction des muscles malades n'étant pas complètement recouvrée, les muscles du côté opposé entraînent le visage et la déviationreparaît. Puis, peu à peu, les muscles malades reprennent de la force, la différence d'énergie va en diminuant jusqu'au jour où la force est égale des deux côtés; le malade est alors guéri. [ Le malade guéri d'une affection aiguë du cœur avec lésions persistantes ressemble un peu au convalescent de la paralysie faciale. Pendant l'affection aiguë, les mouvements cardiaques étaient troublés, môme pendant le repos.

Aujourd'hui il n'en est plus de même, le malade au repos et sans émotion a des pulsations régulières et n'éprouve ni anxiété ni dyspnée. S'il se livre à un exercice facile ou à la marche sur un terrain plat, tout va bien, mais pour peu que le chemin vienne à monter, l'effort que doit faire le cœur produit une fatigue et l'anxiété commence amenant avec elle des efforts de respiration, pénibles, en un mot, la dyspnée. 11 semble que l'organisme cherche à compenser par des respirations fréquentes une oxygénation devenue insuffisante parce que le cœur n'a pas envoyé une ondée sanguine aussi complète que d'habitude.

Plus le chemin montera et plus le travail mécanique augmentera, plus cette dyspnée s'accusera. Il en sera de même et au delà si le chemin que le malade monte est un escalier, ou une pente rapide.

Mais l'effort peut avoir un but, un travail d'une autre nature, soulever un fardeau par exemple ou tout autre travail qui demandera de la force ; la dyspnée y apparaîtra encore.

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