DES TUMEURS ANÉVHYSMALKS
caractérisée par des végétations nouvelles sur la valvule. Ces anévrysmes étaient tantôt fusiformes, tantôt sacciformes, et se trouvaient sur des ramifications de troisième ou de quatrième ordre. Tous contenaient des caillots; cependant les vaisseaux étaient encore perméables. Les artères coronaires étaient dilatées à leur origine, mais sans sclérose. Le myocarde était graisseux des deux côtés, mais ne renfermait ni anévrysmes ni embolies. La maladie n'avait pas été reconnue pendant la vie. Cette observation donne une très bonne idée de ce qui a été rencontré par d'autres en pareil cas.
Ces anévrysmes sont, en général, superficiels et se rompent soit dans le tissu péricardique, soit dans le péricarde lui-môme. Il est plus rare de les voir se rompre dans le myocarde [Heuse (i), Aran (2)]. Ce dernier a vu la rupture se faire même dans la cavité ventriculaire.
Il n'y a d'autres symptômes reconnaissables que ceux que donne l'bémopéricarde et qui amènent rapidement la mort. En somme, les symptômes rentrent dans ceux de l'endocardite infectieuse.
Les observations de ce genre d'anévrysme sont rares, et on peut joindre à celles qui sont citées plus haut les suivantes : Peacock, M onthly Journal, mars 1849 ; Lombard, Gaz. médicale, III, 644; Richard, Bulletin de la Société anatomi que , XXI, 40 ; J. V. Ogle, Saint-Georges Hosp. Rep., 1867, p. 283; FeignauXj Journal de Bruxelles, janv. 1850, p. 30; Crisp, Transact. of the Patholog. Society, XXII, p. 106, 1871; S. Ger. Bartholom. Hosp. Rep., VU, p. 147, 1871.
(1) Heuse, Presse médicale, n° 34, 1836.
(2) Aran, Archives générales de médecine, juin 1847.