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DE LA MÉTHODE EN THÉRAPEUTIQUE

Si l'on jette un coup d'oeil rapide sur l'évolution de la médecine, on s'aperçoit bientôt que les écoles de thérapeutique qui se sont succédé peuvent se diviser en deux groupes. D'une part, celles qui ont voulu fonder la thérapeutique à priori et, d'autre part, celles qui l'ont basée sur l'expérience. 11 convient de ranger les premiers sous la classification de méthodistes ou de systématiques, et les autres sous le nom d'empiriques. Nous pouvons dire déjà que toutes les écoles méthodistes ou systématiques qui ont voulu fonder la thérapeutique sur un principe établi à priori ont négligé absolument l'observation et l'expérience. Leur système, réduit presque toujours à un très petit nombre de moyens, et souvent à un seul, a pu briller pendant quelque temps, mais il a succombé sous le contrôle de l'observation et n'a rien produit d'utile. Nous ajouterons môme que les inventeurs se sont presque toujours copiés, et que leurs théories se sont presque toujours réduites à un antagonisme mesquin.

Leur seul rôle utile a été de prolester contre les théories sans nombre et sans fondement qui encombraient la thérapeutique, et de faire abandonner la polypharmacie.

Nous sommes, en France, débarrassés de la polypharmacie, mais les théories hypothétiques renaissent à chaque découverte scientifique nouvelle remplaçant une théorie reconnue fausse par une autre qui ne tardera pas à le devenir.

La thérapeutique, comme toutes les sciences, ne peut être fondée que sur l'observation et l'expérimentation. Je montrerai

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