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EXPLORATION DES MOUVEMENTS DU COEUR PAR LES APPAREILS AUTOMATIQUES

Pour mieux apprécier les mouvements du cœur sur les malades, on s'est servi et l'on se sert encore de petits leviers simples. On fixe sur un point mobile de la poitrine un petit levier de papier ou de plume d'oie. J'ai essayé dans ces derniers temps un petit appareil, emprunté à l'horlogerie et qui m'a été gracieusement prêté par M. Redier; il consiste dans une petite plaque mobile dont les déplacements sont grandis vingt fois par une roue et indiqués par une aiguille.

On peut encore employer le mode d'Upham (de Boston), qui transmet le mouvement de la pointe du cœur et de l'aorte à une sonnerie électrique. J'ai répété celle expérience ; mais elle ne donne, comme résultat, que le nombre des pulsations, elle n'indique pas même leur durée avec précision et ne donne aucune indication sur leurs autres caractères.

Un autre appareil, plus utilisable, est celui du docteur Scott Alison, qu'il nomme le sphygmoscope ; il consiste en deux petits manomètres remplis de liquides colorés et auxquels on transmet le choc de la pointe du cœur ou d'un autre vaisseau, pour en examiner soil le synchronisme, soit la succession. Avec les nouveaux stéthoscopes adhérents, cette expérience est devenue très facile, puisqu'il suffit d'appliquer les tubes de caoutchouc de ces stéthoscopes aux tubes de verre des manomètres.

Un autre moyen, qui peut encore s'employer, consiste à implanter, dans le cœur ou les anévrysmes, des aiguilles fines. Ce procédé a été employé, en physiologie expérimentale, sur les animaux, par Jung (de Bàle) en 1836, puis par bien d'autres.

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