MORT SUBITE
par la pointe, peu importe. 11 est bien certain qu'avec ce bruit anormal nous n'obtiendrons pas le schéma du péricarde. S'il est partiel, s'il existe seulement h la pointe, nous aurons grande chance de dire vrai en n'en faisant pas un frottement péricardique.
Dans les pages qui précèdent, il a é Lé surtout question de la péricardite pseudo-membraneuse, qui est en somme la péricardiLe vulgaire.
Il est une autre forme fort intéressante dont le diagnostic est souvent difficile et qui peut déterminer des accidents bien autrement redoutables : c'est la péricardite à forme séreuse, qui peut d'ailleurs devenir séro -purulente. Cette dernière variété se rencontre surtout chez l'enfant.
La péricardite avec épanchement s'annonce par une voussure plus ou moins accusée, pouvant même s'accompagner d'une saillie des espaces intercostaux. La malilé précordiale s'est fort étendue. Le sac péricardique, distendu parle liquide, refoule le poumon. La faiblesse des bruits du cœur est considérable, ainsi que le choc de la pointe, qui peut avoir disparu. Enfin l'orthopnée est poussée à son maximum.
Le diagnostic de cette variété est souvent fait uniquement par voie d'exclusion.
Cependant un symptôme, dont on appréciera sans peine toute la gravité, vient souvent faciliter le diagnostic : c'est la tendance à la syncope, état lipothymique, qui peut se terminer parfois par la mort subite.
Quelle est donc la cause de cet accident redoutable ? Est-ce le fait de l'épanchement péricardique? Est-ce le résultat d'une complication méconnue, telle, par exemple, que la dégénérescence des fibres musculaires du cœur? Je soulève en ce moment un problème dont la solution est encore aujourd'hui bien difficile. Je vais, toutefois, m'eflbreer de présenter l'état actuel de nos connaissances sur ce point important de la pathologie du cœur.
Depuis longtemps on a constaté la mort subite par syncope dans les péricardites avec épanchernent. Aussi les théories n'ontelles point manqué de se produire. Tant qu'on est resté dans