COMPLICATIONS DE LA PÉMCA11D1TE
d'une symphyse cardiaque et, do plus, d'une pleurésie voisine avec adhérences. Or la pleurésie concomitante n'est pas de règle dans la symphyse cardiaque. Friedreich a indiqué comme symptôme le collapsus veineux diastolique, c'est-à-dire qu'au moment du retrait diastolique de la pointe il se ferait, dans les veines du cou, un affaissement marqué, surtout dans les veines jugulaires. Ce phénomène n'est, en somme, que l'exagération d'un fait normal et n'a rien de caractéristique. Riegel (I) a constaté, en effet, que ce phénomène pouvait être très accusé, sans qu'il y eût de symphyse cardiaque.
On voit combien sont vagues les symptômes de la symphyse cardiaque et combien délicat doit en être le diagnostic.
Cependant il y a peut-être une manière assez raisonnable, à mon sens, de considérer les symptômes : lorsqu'en présence d'une hypertrophie cardiaque on trouve, avec un choc violent du cœur, une impulsion très faible de la pointe, on est en droit de soupçonner une symphyse cardiaque ; on recherchera alors les autres signes que je viens d'énumérer. Le cœur est devenu plus oblique; les conditions du cœur sont modifiées, moins directes ; la symphyse cardiaque existe peut-être. De toute façon, il faut bien l'avouer, le diagnostic de la symphyse cardiaque n'est qu'un diagnostic hypothétique, à moins d'une maigreur prononcée du sujet.
Son pronostic mérite d'être pris en considération, puisqu'Aran a noté, sur 115 cas de mort subite, 9 fois les adhérences complètes du péricarde.
On peut donc dire que la péricardite peut causer la mort de deux façons différentes : à sa période d'acuité, par compression probable du cœur, dans la forme séreuse de la maladie, et, lorsqu'elle est passée à l'état chronique, dans les cas de symphyse cardiaque, par mort subite.
(1) Riegol, Sur les conditions d'apparition et la valeur diagnostique du collapsus veineux diastolique de Friedreich (Deutscfi Archiv fur filin, Mcdizin, XXXIV, ileft 3, p. 233, 1883).