T KO U BLES TROP H I O U ES
5° Les muscles
1° L’atrophie musculaire se traduit par a disparition des m isses musculaires. Elle s apprécie a la vue, à la mensuration, au palper. La mensuration ne rend des services que dans les cas où il existe un point de comparaison, soit des mensurations antérieures, soit des muscles sains symétriques de l’autre côté.
La disparition des reliefs normaux, la production de méplats ou de creux, l'absence de la sensation normale a la palpation, permettent de distinguer facilement l’amyotrophie de l’amaigrissement.
2° L’hypertrophie vraie est exceptionnelle, elle est physiologique chez les athlètes, pathologique dans la maladie de Thomsen où elle ne s’accompagne pas d’une augmenla- ; tion parallèle de la force musculaire.
3° La pseudo-hypertrophie traduit bien une augmentation de volume du muscle; mais celle-ci est due uniquement à l’augmentation du tissu cellulo-adipeux, les fibres musculaires étant au contraire atrophiées. Le muscle forme alors un relief considérable, mais ses contours sont moins nets, la main qui le palpe le trouve mou et ne le sent pas se contracter.
Le muscle pseudo-hypertrophié est toujours plus faible. Il est souvent rétracté.
4° Les rétractions musculo-tendineuses attirent et fixent dans une position vicieuse les divers segments de membre.
Nous avons déjà vu leur diagnostic d’avec les contractures.
6° Les vaisseaux.
Non seulement les vaisseaux se laissent dilater jusqu’à se rompre, par l’action des vaso-moteurs; mais encore leur
produire des dilatations pi excessif (nævi vasculaires).
7 Troubles trophiques des divers tissus
A. Mal perforant. — Commence habituellement par des modifications de l’épiderme qui devient dur, corné, constitue un durillon. Celui-ci devient bientôt douloureux, s’entoure d’une rougeur érythémateuse, se soulève en laissant échapper du pus, enfin tombe en laissant à la place un cratère purulent sanieux, qui va s’étendre en largeur et en profondeur.
B. Pseudo-phlegmon. — Tantôt succède au mal perforant plantaire par infection des tissus de proche en proche; tantôt apparaît sans solution de continuité, suppure bientôt et s’ouvre en laissant échapper des lambeaux de tissus sphacélés, des morceaux d’os, etc.
C. Décubitus acutus. — D abord plaque rouge, se couvrant bientôt de vésicules, devenant noirâtre, formant un escharre qui tombe laissant à découvert une vaste plaie à la fesse, derrière le grand trochanter, au talon...
D. Escharres . bous 1 influence du décubitus horizontal trop prolongé, de la compression des tissus et souvent de la macération dans l’urine et les matières fécales = érythèmes, vésicules, petites ulcérations, infection de proche en proche et mortification des tissus.
E. Gangrène. — Mortification des tissus se faisant d’em- • blée et en bloc, et éliminés avec ou sans infection consécutive.
Traitement.
Le traitement symptomatique des éruptions cutanées d origine nerveuse est celui des mômes éruptions de toute
d’une même région.