I. — Est-ce bien le nerf optique qu’il faut incriminer
a) L'examen extérieur de l'œil et des milieux réfringents montre si l’image optique vient normalement se former sur la rétine : opacités de la cornée, de la chambre antérieure, du cristallin, du vitré; défaut intense de réfraction (1) statique (astigmatisme, myopie, hypermétropie); modifications de L accommodation.
(1) Ceci nécessite un outillage spécial que l’on n’a pas toujours à sa portée. On pourra alors juger grossièrement do l'état do la réfraction oculaire par l'expérience du trou sthénopéique. On fera regarder le malade à travers une carte porforéo d’un trou d’épingle : si la vision ne se trouve pas améliorée, c’est probablement qu’il ne s’agit pas uniquement de troubles de la réfraction.
2U DIAGNOSTIC DES LÉSIONS EN FOYER
b) L examen ophtalmoscopique permet d’éliminer les diverses affections de la rétine (rétinites, choroïdiles, glaucome, décollement, hémorragies, embolie de l’artère centrale, etc.) ; en même temps qu’elle apporte souvent des renseignements positifs sur l’état du nerf oplique, comme nous le verrons plus loin.
c) L’amblyopie est-elle d'origine centrale ? 11 ne s’agit pas évidemment d’une lésion des conducteurs visuels, au delà du chiasma, car il y aurait hémianopsie (V. plus loin). Mais il faut se rappeler : que l’hémianesthésie sensitive peut déterminer de l’amblyopie (V. plus haut p. 128-129). Dans l’amblyopie d'origine centrale le réflexe lumineux irien est conservé.
S'agit-il d'une amblyopie fonctionnelle ?
L’amblyopie hystérique s’accompagne de stigmates et d’autres signes d’hystérie. 11 faut souvent la rechercher, le sujet ne l’accuse pas toujours spontanément. On y songera surtout lorsqu’on constatera une diminution considérable du champ visuel, avec acuité centrale presque normale et avec vision des couleurs défectueuse. On sera certain du diagnostic (à moins qu’il ne s’agisse simplement de simulation) lorsqu’on constatera que l’œil qui isolé ne voit rien, participe cependant à la vision binoculaire (V. p. 130) avec un appareil dans lequel chaque œil voit une image séparée, isolée et que le sujet fusionne en une seule (1).
L’amblyopie a non usu est facile à diagnostiquer d’après son étiologie : elle se voit sur des sujets qui depuis longtemps ont fait abstraction des images fournies par un de leurs yeux.
Les amblyopies toxiques (tabac, opium, haschich, quinine, plomb, sulfure de carbone, salicylate de soude, acide arsénique, etc.), se diagnostiquent aussi d’après leur étio-
(1) V. Ballet, L'amaurose hystérique unilatérale, Presse nirdicale, 18 iiov. 1897, p. 309.
lo-ie Elles conduisent souvent d’ailleurs à des lésions du nerf optique. Il en est de même des amblyop.es infectieuses (paludisme, fièvre typhoïde, variole, rougeole) (J).
L’amblyopie simulée nécessite souvent pour la dépister des appareils spéciaux, qui trompent le sujet et ne lui permettent pas de distinguer ce qui est vu par un œil ou par
l’autre.
L’amblyopie dite réflexe est encore trop obscure pour entrer en ligne de compte.
Il Quelle est le lésion du nerf optique ?
\ L’ëXA.UEN OPHTALMOiCOPUUË APPORTE DES NOIIONS