‹ Diagnostic et traitement des maladies nerveusesChapitre 113 sur 322 · POSITIVES · texte numérisé non relu

POSITIVES

1° Névrite optique et oedème de la papille.

Entre le simple œdème de la papille (slauungs papille) et la névrite optique inflammatoire, il semble y avoir une très grande différence. Mais comme entre les deux il y a tous les degrés, toutes les transitions, il vaut mieux les réunir.

A. Examen ophtalmoscopique : tü Dans la stauungs papille, l’œdème simple, la papille fait une saillie notable, parait étranglée à sa base, al aspect d un champignon iosé, les bords sont flous, les vaisseaux sont distendus, la papille a un aspect rayonné.

2° Dans la névrite optique, l’aspect rayonné est très accusé, les bords de la papille sont indistincts, les vaisseaux sont perdus dans les exsudats. Lorsque l’inflammation

(1) Schloesser (München, rnerl. Wochenschr., 1897, 12 fév., n° 5, p. 109) a étudié le rétrécissement du champ visuel dans les maladies générales.

J. Roux. — Maladies nerveuses. 14.

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dépasse notablement la limite de la papille, il y a neurorétinite.

OEdeme de la papille, papille étranglée, papillitte, névrite optique, neuro-rétinite, tels sont les termes d’une série ascendante, traduisant l'inflammation du nerf optique à son extrémité oculaire.

B. Troubles fonctionnels. - Le rétrécissement du champ visuel et la diminution de l’acuité sont proportionnels aux Phénomènes inflammatoires. Presque nuis dans l’œdème simple, ils s’accroissent en même temps que les phénomènes inflammatoires. Toutes les fois que les troubles fonctionnels sembleront disproportionnés avec les symptômes inflammatoires, si par exemple ils sont très accusés avec de l’œdème simple, il faut soupçonner autre chose (névrite rétro-bulbaire, compression, lésion des conducteurs, etc ).

2" Atrophie de la papille.

Le champ visuel présente un rétrécissement en secteur. L acuité est considérablement diminuée. La vision des couleurs est défectueuse. Le réflexe irien à la lumière est aboli.

A l’examen ophtalmoscopique, on distingue :

a) L atrophie grise : la papille pâle, décolorée a perdu sa transparence, devient grise. Plus tard, elle devient semblable à

b) L atrophie blanche : papille blanc bleuâtre, ne montrant plus a sa surface le fin réseau capillaire habituel; diminution de volume des artères centrales.

c) Atrophie consécutive à la névrite optique. On trouve les traces de celle-ci : exsudât, aspect rayonné de la papille, qui est d’un blanc sale ; voile grisâtre sur les bords; artères très petites.

B. — L’examen ophtalmoscopique est négatif

A. — Y a-t-il une cause de compression du nerf optique?

Rechercher sur le trajet du nerf optique, toutes les causes susceptibles de le comprimer : tumeurs de l’orbite, foyers inflammatoires, hémorrhagiques, exostoses, anévrismes, hématome du nerf optique, etc.

B. — Névrite rétro-bulbaire chronique toxique.

Au point de vue symptomatique elle a pour earncléristique le scotome central, la vision périphérique restant relativement intacte. Les malades racontent que les objets qu’i7s fixent leur paraissent recouverts d’un duvet. Le scotome leur apparaît comme une tache sombre, d’autant pl us nette que l’éclairage est plus intense, c’est le scotome positif. Plus tard la tache sombre disparaît ; il existe toujours un point du champ visuel où les objets ne sont pas vus, mais il faut rechercher ce point ; le scotome est devenu négatif. Le scotome positif indiquerait un processus irritatif excitant les éléments nerveux ; le scotome négatif indiquerait la destruction de ceux-ci.

Telle est la névrite optique rétrobulbaire, telle qu’on 1 observe dans diverses intoxications, l’alcoolisme par exemple. Au point de vue anatomique elle répond à une lésion surtout du faisceau maculaire. Pour Parinaud elle serait sous la dépendance d’une altération concomitante des centres visuels.

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