C. — Diagnostic des lésions du plexus avec
1° La paralysie simultanée de tous les troncs nerveux qui innervent le membre supérieur (x'y' fig. 28) provoque les mêmes symptômes. Mais alors
a) Les collatérales du plexus brachial ne sont pas prises. Si la lésion siège sur le plexus lui-même, les collatérales sont plus ou moins atteintes aussi et l’on peut trouver : a ) des symptômes du côté du phrénique (1) (hoquet, névralgie) appartenant au plexus brachial par sa racine inférieure ;
b) paralysie de l’angulaire et du rhomboïde ; c) du grand dentelé; du sous-scapulaire, du grand rond, du grand dorsal, du grand pectoral, du petit pectoral.
b) L’ étiologie des paralysies du plexus est habituellement carastéristique : traumatismes, compression, tiraillement, élongation.
c) L’ exploration directe de l’épaule et du creux axillaire fait souvent découvrir la cause.
d) La paralysie de tous les troncs nerveux d’un membre à l’exclusion des troncs nerveux des autres membres est exceptionnelle, car elle suppose une cause agissant plus ou moins sur tout l’organisme (causes de névrites périphériques, infection, intoxication, etc.).
2° PARALYSIES RADICULAIRES
l" La lésion de toutes les racines qui enlren l dans la composition du plexus (xy fig. 28) produit les mêmes symptômes que la lésion du plexus. Mais alors :
(1) Voy. uno observation tic Aldricli, Méd. News, 5 novemb. 1898.
LES PLEXUS
a) Il y a d’autres symptômes qui résultent de l’atteinte soit des branches postérieures (anesthésie s’étend jusqu’à la colonne — parésie des muscles de la nuque) ; soit des rami communicantes (phénomènes vaso-moteurs et oculo-pupillaires).
b) L’étiologie est souvent toute différente.
c) 11 y a souvent d’autres symptômes (v. paralysies radiculaires).
3° PARALYSIE d’origine CENTRALE
Une lésion siégeant plus haut (moelle, encéphale), une névrose peut également déterminer presque la même symptomatologie (v. plus loin).
II — Paralysie incomplète du plexus brachial Symptômes
Peut être incomplète d’emblée, ou bien le plus souvent succédera une paralysie complète en voie de régression. Dans les deux cas les troubles de la sensibilité ont à peu près disparu ou sont très réduits, très irréguliers. Les troublesde la motilité atteignent plus ou moins tous les muscles du membre supérieur, mais à des degrés inégaux.