C. — Mouvements de la colonne cervicale et de la tète
1° Extension. — Les extenseurs agissent d’une façon permanente pour empêcher la pesanteur d’entraîner la tète en avant. S’ils sont paralysés le sujet renverse la tête en arrière, pour que la pesanteur s’exerce dans le sens de l’extension.
L’exploration de ces muscles est très facile en prescrivant un mouvement d’extension et palpant la nuque.
2° Flexion. — Lorsque les sterno-cléido-mastoïdiens sont paralysés, le malade debout marche la tête fortement penchée en avant, pour éviter qu’elle ne soit entraînée en extension par les muscles de la nuque. Couché, il est impuissant à soulever la tôle.
3° Rotation. — Prescrire au malade de tourner la tête a droite et à gauche, en s’opposant à ce mouvement par une main placée sur le menton, pendant que l’autre palpe le sterno-cléido-mastoïdien et le trapèze.
— Exploration des muscles de la face.
L — Etat statique
La forme du visage, son expression sont essentiellement sous la dépendance du tonus de ses muscles : si celui-ci est modifié, les traits et l’expression changent (1), et si la lésion est unilatérale, il y a asymétrie.
Hémiplégie faciale.
1 La figure est asymétrique, le côté paralysé semble plus volumineux, les traits semblent déviés du côté sain.
21' Les rides, les plis de la physionomie sont moins accusés du côté paralysé; le sillon naso-labial est moins profond.
(1) Duchenne (do Boulogne) a étudié l’action do chacun dos musclcs du visage. Nous n entrerons pas dans le détail des symptômes de la paralysie do chacun d’eux. On a très rarement à faire le diagnostic d’une telle paralysie.
•L Roux. — Maladies nerveuses. y
3" La bouche est asymétrique, les lè-vres paraissent plus volumineuses, se pincent moins du côté paralysé.
Le nez est quelquefois légèrement dévié, la narine un peu affaissée.
La fente palpébrale peut être agrandie, la paupière inférieure déversée en avant et les larmes s’écouler sur la joue.
IL — Exploration dynamique
a) Observer les mouvements: pendant la respiration (malade qui fume sa pipe) ; pendant la phonation ; pendant la mastication.
Dans tous ces mouvements on peut voir un côté rester plus ou moins inerte.
b) Prescrire aux malades certains mouvements : action de siffler, de donner un baiser, de se gonfler les joues, de rire, de flairer, de montrer les dents.
c) Exploration du facial supérieur : examiner le clignement des yeux; l’occlusion volontaire; prescrire au malade de fermer les yeux, et s’opposer à ce mouvement par les deux pouces retenant relevées les paupières; prescrire au malade d’ouvrir les yeux et s’opposer à ce mouvement par les deux pouces placés sur les paupières abaissées; dans ces deux explorations on peut nettement percevoir une diminution de force d’un orbiculaire ou d’un releveur. Prescrire au malade de plisser le front et comparer les plis des deux côtés.