SUR LA MOITIÉ ANTÉRIEURE DE LA MOELLE
1° Paralysie plus ou moins complète au-dessous de la lésion.
2" Ordinairement pas de troubles de la sensibilité.
3° Toujours hyperlonus et exagération des réflexes.
4° Etal des sphincters, variable.
5° En général pas de troubles trophiques, ni vaso-moteurs.
En résumé ce qui caractérise cette forme, c’est la paraplégie spasmodique sans troubles de la sensibilité.
D. Symptômes leucomyéliques dans les lésions siégeant SUR la moitié postérieure de la moelle
1° Parésie ou paralysie plus ou moins accentuée.
2° Presque toujours, troubles de la sensibilité, intéres-
et les voies sensitives intra-cérébrales. Or le ruban de Reil s’entrecroise. Si les fibres sensitivos-médullairos s’entrecroisent aussi, il y aurait donc un double entrecroisement. Mais alors pourquoi la lésion des fibres sensitives intra-cérébrales produit-elle l'hémianesthésie croisée?
il y aurait lieu de présenter plusieurs autres objections, on les trouvera très bien présentées par Dejerine et Thomas [Arch. phys. n° 3, 1898) et par Long (th Paris, 1898).
De tout ceci il résulte que le syndrome de Brown-Séquard existe, le fait est certain, mais que nous sommes incapables de l’expliquer à moins que Ton se contente des mots d’inhibition et de dynamogénie, qui ne sont guère que la constatation du phénomène par d’autres termes.
Du côté opposé à la lésion, au lieu d’anesthésie cutanée portant sur les trois modes, on peut observer la dissociation syringomyélique.
J. Roux. —
Maladies nerveuses
Différentes formes de paraplégie due à la compression médullaire.
DIAGNOSTIC DES LÉSIONS EN FOYER
saut d'abord les sensibilités profondes,
puis les sensibilités
cutanées
LA MOELLE
3° Réflexes tendineux le plus souvent exagérés.
En résumé paraplégie spasmodique avec troubles de la sensibilité.
E. Symptômes de la compression de la moelle
D’une façon générale ce sont les mêmes que précédemment, mais plus ou moins accentués suivant le degré de la lésion. En pratique même il est souvent très difficile de dire s’il y a simple compression ou section anatomique : car une compression forte équivaut à une section physiologique.
V. Gehuchlen a schématisé la progression des troubles, dans le tableau ci-dessus (1).
Ce tableau est certainement trop schématique, ainsi il est certain qu’on peut observer de la paraplégie spasmodique, avec des troubles de la sensibilité très accentués. Néanmoins, il exprime assez bien ce qui se passe dans la majorité des cas.
Remarque. — Théoriquement, les symptômes leucomyéhqucs ne devraient jamais exister seu Is ; une lésion siégeai) I sui les faisceaux blancs de la moelle lèse presque toujours les racines qui pénètrent dans la moelle en ce point : les symptômes leueomyéliques devraient donc toujours s’accompagner de symptômes radiculaires. Il est cependant un assez grand nombre de cas où les symptômes radiculaires sont assez légers pour passer inaperçus, et où les symptômes leueomyéliques existent seuls. Après avoir décrit le syndrome radiculo-leucomyélique, nous aurons donc à décrire le type leucomyélique pur (v. plus loin).
(1) V. Gehuchlen, Presse médicale , 10 mai n° 37, p, 22(1
DIAGNOSTIC DES LESIONS EN FOYER