II. — Combinaison de ces symptômes
Syndromes bulbo-protubérantiels .
1° Lésion du FPy et de un ou plusieurs nerfs craniers. Paralysies alternes.
A. Hémiplégie d’un côté des corps respectant la face, avec paralysie du facial du côté opposé. Syndrome de Millard-Gubler .
Ce syndrome est réalisé par une lésion coupant le FPy
pjir 45. Lésion du syndrome do Millard-Gubler, coupant le
FPy (héiniplégio de l'autre côté) ot la VIIe paire (paralysie faciale du môme côté) = hémiplégie alterne.
(d’où hémiplégie de l’aulre ci lysie faciale du même côté.
Du côté de l’hémiplégie la
'»té) cl la Y1P paire (d’où paraface esL intacte, car c’est au-
dessus de la lésion que le FPy donne les filets moteurs destinés à la face.
De l'autre côté le facial est entièrement pris, même dans sa partie oculaire : l’œil ne peut plus se fermer. C est ce qui distingue celle paralysie faciale périphérique de la paralysie faciale d’origine centrale où le facial supérieur est relativement respecté.
11 y a en même temps de 1 agneusie dans la moitié antérieure de la langue (intermédiaire de Wrisberg).
B. Hémiplégie d’un côté du corps, respectant la face, avec paralysie du droit externe de Vautre côté.
La fig. 46 ci-jointe nous dispense d’explication sur le siège de la lésion et sa physiologie pathologique.
Fig. 46. — Lésion coupant le FPy et la Vie paire — variété d’hémiplégie alterne.
C. On peut avoir de même avec V hémiplégie d’un côté du corps, les symptômes de la lésion des VII, IX, X, XI, XII (1), paires, suivant que la lésion qui coupe le FPy s’étend en môme temps jusqu’aux racines de ces nerfs crâniens. Mais le rapport est moins immédiat et le fait se présente rarement ou est plus complexe.
IL Plus fréquemment on peut avoir de V hémiplégie d’un côté, avec symptômes moteurs, sensitifs ou trophiques (2) dans le domaine de la V° paire, du côté opposé.
(1) M"" Anna Goukowsky, Hémiplégie alterne (Ilypoglosso et hémiplégie) Nouv. Iconoy., 1895, p. 178.
(2) Voy. une observation de Brissaud. Leçons cliniques.
diagnostic des lésions en foyer
— HEMIPLEGIE MOTRICE D UN COTÉ AVEC HÉMIPLÉGIE SENSITIVE DE L’AUTRE COTÉ.
a) Les deux hémiplégies motrice et sensitive respectent la face.
Fig. 47. — Lésion siégeant entre les deux entrecroisements sensitif et moteur et donnant do l'hémiplégie motrice croisée d'un côté, de l'hémiancsthésio directe do l'autre.
Le ruban de Reil dont la lésion donne l’hémiplégie sensitive s’entrecroise un peu au-dessus du FPy dont la lésion donne l'hémiplégie motrice. Une lésion siégeant dans un espace très étroit entre ces deux entrecroisements, peut atteindre le ruban de Reil après son entrecroisement, le FPy avant son entrecroisement et donne le syndrome cité plus haut (I).
Dans ce cas il faudra toujours se méfier de l’hystérie.
b] La face est atteinte aussi bien par l’hémiplégie que par V hémianesthésie.
On ne peut dès lors invoquer la lésion précédente. La face étant atteinte aussi bien au point de vue moteur qu’au point de vue sensitif, il faut que la lésion siège audessus du point où le FPy abandonne les filets destinés au facial, au-dessus du point où le faisceau sensitif reçoit les fibres faisant suite au trijumeau. Il faudrait dès lors une double lésion pour produire l’hémiplégie d'un côté et l'hémianesthésie de l’autre.
Une lésion atteignant les pédoncules cérébelleux au point où ceux-ci convergent vers l’hémisphère cérébelleux, plongeant vers l’étage supérieur des pédoncules et atteignant le faisceau sensitif, donnerait : une hémiplégie cérébelleuse du côté de la lésion, une hémianesthésie de l’autre (2).
0) V. une observation de Ballet {Rev. de neur., 1899, p. 521) ou 1 on avait ce syndrome compliqué, du cas que nous signalons plus loin ; du côté opposé à l’hémianesthésie il y avait en effet de 1 anesthésie dissociée dans le domaine de la paire.
(2) Nous avons observé un cas où cotte lésion nous a semblé très probable. Les caractères de l'hémiplégie (hypotonus, exagération dos réflexes, trépidation épileptoïde, force peu diminuée mais épuisement rapide, tremblement intentionnel) faisaient penser à do l’hémiplégie cérébelleuse ; il y avait eu de plus du vertige, des parésies oculaires transitoires. La localisation hypothétique que nous avions établie était la suivante ; lésion cérébelleuse unilatérale, s’étend en avant vers la moitié supérieure de la protubérance jusqu au ruban de Reil.
DIAGNOSTIC DES LÉSIONS EN FOYER
3° Hémiplégie sensitive d’un coté avec anesthésie
DE LA Ve PAIRE DE l’AUTRE COTÉ (1).
Lésion siégeant dans la protubérance lésant simultanément le ruban de Reil et la racine sensitive de la Ve paire.
L’ENCEPHALE
4° SYNDROME PARALYSIE LA 13IO-GLOSSO-L A RYNGEE DANS LES LÉSIONS BULBO-BROTUBÉR ANTIELLES EN FOYER.
Un ramollissement, une petite hémorrhagie, une tumeur, de la région protubérantielle, peut déterminer la paralysie des divers nerfs crâniens en même lemps que des symptômes bulbaires propres : glycosurie, albuminurie, troubles de la respiration, de la circulation, etc...
a) Le début de ces troubles est brusque, au lieu d’être progressif comme dans la paralysie bulbaire chronique.
b) Les symptômes une fois établis restent stationnaires jusqu’à ce qu’un nouvel ictus, ou une subite aggravation, emporle le malade.
Ils prédominent souvent d’un côté.
c) Les réflexes sont abolis, les contractions fi bri liai res, l’atrophie ne tardent pas à se montrer : ce qui les distingue des paralysies pseudo-bulbaires.
fôü Syndrome cérébro-uulbaire ou cérébro-protubérantiel.
Caractérisé par I association de symptômes cérébraux et de symptômes bulbaires, lorsqu’il y a des lésions multiples ou très étendues.
ti" Syndrome cerebello-bulbaire ou cérébello- protubéran’i iel
I ai exemple lorsqu une lésion cérébelleuse, se développ ml en avant, vient comprimer la protubérance et le bulbe, ainsi que les nerfs qui en parlent ou y aboutissent.
.1. Roux. — Maladies
nerveuses.
DIAGNOSTIC DES LÉSIONS EN FOYER