II. - TRAITEMENT DU SYMPTOME PARALYSIE
Il n’y a pasde traitement médicamenteux s’adressant au symptôme paralysie.
Les agents physiques peuvent au contraire rendre lesplus grands services.
(1) Remarquons que ce trouble fonctionnel clos voies motrices peut avoir pour cause une lésion organique, siégeant on dehors de celles-ci : la section des racines postérieures des nerfs d'une patio peut déterminer la paralysie do celle-ci ; une lésion des lobes occipitaux peut déterminer de l'hémiplégie.
1" Le massage des muscles paralysés: a) favorise la circulation, la rend plusactive, améliore la nutrition ; b) favorise les échanges osmotiques, accélère l’apport des matériaux de nutrition, et le départ des produits de désassimilation ; c) rend plus active la respiration du muscle ; d) excite la contraction idio-musculaire etpeut ainsi favoriser le retour de la contractilité.
Les massages trop violents ont l’inconvénient de favoriser l’apparition des contractures dans certains cas où cellesci sont imminentes (hystériques). Dans ce cas il est bon de les remplacer par les mouvements passifs.
2° Les mouvements passifs peuvent être exécutés de différentes façons. On a inventé pour cela des appareils très compliqués fondés sur la physiologie desdifférents muscles. Le meilleurinstrument est encore la main d’un opérateur intelligent connaissant le fonctionnement des muscles et des articulations. Les mouvements passifs imprimés aux diverses articulations ne seront que la reproduction des mouvemen ts physiologiques de celles-ci, avec leuramplilude normale. Ils seront exécutés lentement et progressivement et ne devront jamais provoquer de douleurs un peu vives.
Ces mouvements passifs ont l’avantage: 1° de maintenir le jeu des articulations, d’empécher la production des arthropathies, de prévenir les ankylosés et rétractions fibrolendineuses ; 2° par lesalternatives d’élongations et de raccourcissement des muscles, elles exercent un véritable massage interne ; 3° elles retardent ou empêchent la production des contractures ; 4n ellespréviennent les rétractions musculo-tendineuses ; ho en provoquant des contractions réflexes des muscles, elles favorisent le retour de la motilité.
3° Les mouvements actifs. — Le meilleur excitant des muscles est l’excitant physiologique. Toutes les fois qu’il persiste un certain degré de contractilité il faudra mettre en jeu celle-ci par des exercices méthodiques. A certains moments déterminés et réglés d’avance, d’une façon varia-