III. — AUTRES TROUBLES MOTEURS
a) Contractures . — La contracture des muscles do l’œil est très difficile à diagnostiquer, car elle produit exactement les mêmes symptômes que la paralysie des antagonistes.
SEMEIOLOGIE DE LA VISION
Dans les deux cas, la discordance des axes visuels augmente lorsque le regard se porte du côté opposé à la déviation.
La rétraction et le raccourcissement se distinguent au contraire facilement parce que la discordance des axes visuels est la même dans toutes les positions du regard.
b) Spasmes. — Les spasmes des muscles se distinguent par leur brusquerie et leur brièveté, souvent aussi par des phénomènes douloureux concomitants.
c) Il y a nystagmus lorsque les globes oculaires sont agités par des mouvements oscillatoires.
а) Le nystagmus peut se produire constamment dans toutes les positions de l’œil, au repos, ou quand le malade fixe un objet. C’est \enyslagmus vrai dont les mouvements oscillatoires peuvent être horizontaux, verticaux, rotatoires ou de circumduction.
б) Le nystagmus peut se produire dans les deux yeux à la fois et dans toutes les positions extrêmes du regard.
y) Le nystagmus peut enfin ne se produire que dans une seule position du regard et dans un seul œil : il indique alors habituellement une parésie musculaire.
B. — Mouvements de la paupière. — Paralysie.
1 1 Nous connaissons déjà la paralysie de V orbicidaire et des muscles innervés par le facial supérieur (voy. p. 38).
La paralysie du releveur de la paupière se tradui t par le ptosis; la paupière tombe comme un voile inerte devant l’œil.
2° La parésie de ces muscles demande, pour être diagnostiquée, un examen plus délicat :
a) Après avoir placé les deux pouces sur l’arcade sourcilière, on commande au sujet de fermer les yeux, pendant que les pouces s'opposent à ce mouvement. On trouvera
souvent une différence de force dans la contraction des deux orbiculaires.
I>) Le malade fermant les yeux, on place les deux pouces sur les paupières, on commande au malade d’ouvrir les yeux et on note s’il y a une différence dans la contraction des deux côtés.
c) Ln mesurant la fente palpébrale de chaque côté, au repos, puis les yeux ouverts au maximum : on notera souvent des différences.
3 0 Diagnostic. — a) 11 est impossible de confondre la paralysie complète du releveur avec le spasme de l’orbiculaire. .Mais il n en est pas de même de la parésie incomplète qui peut être confondue avec un léger spasme de son antagoniste. Un très bon signe est alors l’abaissement de la queue du sourcil, dans le spasme de l’orbiculaire.
b) II ne faut pas confondre non plus la parésie du releveur avec le faux ptosis d’origine sympathique (Voy. plus loin).
4° Mouvements anormaux.
a) Blépharospasme, contraction tonique permanente, le plus souvent d’origine réflexe.
b) Tic des paupières: clignement spasmodique, se produisant à chaque instant.
c) Tremblement vibratoire des paupières, se produisant seulement lorsqu’on ordonne au malade de fermer les yeux = bon stigmate d’hystérie.
o° Paralysie des mouvements volontaires avec conservation de tous les mouvements réflexes.
11 s’agit alors d’un phénomène absolument analogue à celui que nous avons signalé plus haut pour les mouvements des globes oculaires (voy. p. 109).
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