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I. — Examen de la motilité dans le membre supérieur

Ici, surtout pour la main et les doigts, les attitudes pathologiques ont une très grande importance : nous les examinerons à part. Elles suffisent souvent à porter le diagnostic de paralysie localisée à tel ou tel muscle, diagnostic que vient ensuite confirmer l’exploration des mouvements et de la contractilité de chaque muscle.

§ i. — ATTITUDES PATHOLOGIQUES DU MEMBRE SUPÉRIEUR '

1° La main et les doigts.

1° Attitude dans la paralysie des interosseux et lombricaux. — • Ces muscles étant fléchisseurs des premières

tug 1. Altitudes des doigts dans la paralysie des interosseux et lornbricaux. Celte figure indique aussi l'attitude du pouce dans 1 atrophie des muscles do l'éminence tliénar (voy. p. 7). Cello malade est atteinte de sclérose en plaques.

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phalanges el en même temps extenseurs des deuxièmes et troisièmes, lorsqu’ils sonL paralysés, il y a extension des premières phalanges et flexion des deuxièmes el troisièmes (tig. 1). Cette griffe s’associe le plus souvent à une disparition du relief de l’éminence hypothénar et à la production de creux au niveau des espaces interosseux.

2° Altitudes dans la paralysie des fléchisseurs communs sublime el profond. — Le fléchisseur sublime lient sous

sa dépendance surtout la deuxième phalange; le fléchisseur profond surtout la troisième.

Dans la paralysie du fléchisseur sublime, il y a hyperextension de la deuxième phalange.

Dans la paralysie du fléchisseur profond, il y a hyperextension de la troisième.

. 3° A ttitudes dans la 'paralysie des extenseurs.

A. Dans la paralysie de tous les extenseurs des doigls el de la main, tous les segments sont fléchis les uns sur les autres. C’est le type de la paralysie saturnine (fig 2).

B. Paralysie de l’extenseur commun avec conservation relative des extenseurs propres de l’index et du petit doigt. .Le malade fait les cornes (fig. 3).

4° Attitudes anormales du pouce. — Comme le premier métacarpien est mobile, le pouce, quoiqu il n ait que deux phalanges, se compose de trois segments osseux mobiles sur le carpe et les uns sur les autres. C est la physiologie des mouvements du premier métacarpien qu il importe smloul de bien connaître. Son altitude normale diffère de celle

Fig. 2. — Altitude de la main et des doigts dans la paralysie des extenseurs.

des autres doigts : 1° place en avant du deuxième, — il lait en dehors un angle rentrant avec le carpe; 3° il tourne sa face palmaire en dedans, dans un plan perpendiculaire à la direction de la face palmaire des quatre autres doigts. Cette position a pour but les mouvements d opposition du pouce.

A. Dans l’atrophie des muscles de l’éminence Ihénar. le premier métacarpien : 1° vient se placer sur le même plan que le deuxième; 2° se rapproche de lui, de façon à ne plus faire d’angle avec le carpe; 3° exécute un mouvement de rotation qui dirige sa face palmaire directement en avant. La main réalise alors l’aspect dit de main de singe (voy. fig. 1).

B. Dans la paralysie des muscles dont les tendons forment la tabatière anatomique (long abducteur, court extenseur, long extenseur), le pouce prend un e attitude toute autre : le premier métacarpien se porte en dedans, vers la paume de la main, en avant des au 1res métacarpiens ; les phalanges se fléchissent, de telle sorte que les autres doigts se referment sur le pouce, qui constitue ainsi une sorte de corps étranger, extrêmement gênant pour les fonctions de la main.

5° Altitudes résultant de la paralysie des muscles moteurs de la main. — Nous avons déjà signalé que dans la paralysie de tous les extenseurs, la main est tombante (fig. 2). Dans la paralysie des fléchisseurs, la déformation est habituellement nulle ou peu accentuée, car le poids de la main, maintenue en pronation, suffit à contrebalancer 1 action des extenseurs, à moins qu’il n’y ail contracture

la main et des doigts dans ta paralysie de l’extenseur commun avec conservation relative des extenseurs propres de l’index et du petit doigt.

Fig. 4. — Attilude de la main dans la paralysie des fléchisseurs avec rétraction des extenseurs.

2° L’avant-bras et le bras.

Les attitudes anormales sont ici beaucoup moins importantes : elles sont produites beaucoup plus souvent par les contractures que parles paralysies. Les attitudes en extension ou en flexion, en pronation ou en supination, ne donneront donc que des indications relatives, d’autant plus que le poids du membre joue un grand rôle dans leur production. Il en est de môme du bras.

La seule attilude pathologique intéressante, et qui soit

ou rétraction de ceux-ci. La main se place alors en hyperextension (fig. 4).

due à la paralysie, est celle réalisée par la paralysie Masque. Le membre supérieur est alors tombant et ballant le long du tronc.

Les autres attitudes pathologiques, celle par exemple de l’hémiplégie ancienne, sont réalisées par les contractures.

3° L’épaule.

Au niveau de l’épaule, l'attitude de l’omoplate est au contraire très importante à bien connaître; mais comme elle est variable avec les mouvements exécutés par le membre supérieur, nous l’étudierons plus loin (voy. p. 22).

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