III- Réflexes du tronc et de l'extrémité céphalique
1° Réflexe abdominal (Rosenbach).
Loisqu on pince ou qu’on percute légèrement la paroi abdominale, on voit celle-ci se contracter plus ou moins energiquement. Cette contraction est uni ou bilatérale suivant que 1 excitation l’est elle-même. Ce réflexe peut manquer souvent chez des sujets normaux. On a donné le nom de signe de Rosenbach à l’absence de ce réflexe dans l’hémiplégie : il rendrait surtout des services chez les individus amenés dans le coma. Ce réflexe resterait normal dans l’hémiplégie hystérique. Il serait exagéré chez les * tabétiques (Rosenbach) surtout dans la première période (Ostankoff).
Il serait intéressant, pour le problème des localisations médullaires, de connaître exactement le trajet de l’arc ré- î
(I) Réflexe do l'hypolhénar, Holzinger, Neur. Centi\, 1898. p. 8'Ji et Itev. (russe) de Psych., de Neur., 1898, no G, p. 413.
LES REFLEXES
flexe Dinkler (1) distingue trois réflexes superposés : le moyen et l’inférieur seraient du domaine des 10e, 11e et 12e paires dorsales; le supérieur est restreint à la 9e D.
2° Réflexe massétérin.
La bouche étant entr'ouverte, la mâchoire inférieure pendante, sans contraction musculaire; le manche d’une cuiller, introduit dans la bouche, est appuyé sur l’arcade dentaire inférieure, pendant quç l’autre extrémité est soutenue par la main de l’observateur. On percute alors sur le manche de la cuiller, qui transmet le choc au maxillaire inférieur: celui-ci s’élève brusquement par une contraction réflexe des muscles masticateurs.
3° Réflexe pharyngien.
Un objet quelconque introduit dans le pharynx provoque une contraction réflexe des muscles du voile du palais et du pharynx, en même temps qu’une sensation nauséeuse, et quelquefois des efforts de vomissements.
4° Réflexe conjonctival.
La tête d’une épingle amenée en contact de la conjonctive ou de la cornée provoque une occlusion réflexe des paupières, en même temps que le retrait de la tête.
5° Réflexe crânien cl' O ver end (2).
Si avec un stéthoscope on frappe légèrement la ligne médiane de la région frontale = contraction réflexe des deux orbiculaires. ;
Chez les hémiplégiques la contraction manque du côté paralysé.
Traitement.
Les modifications des réflexes deviennent assez rarement la source d’indications thérapeutiques.
(1) V. Ganault, toc. c.it.
(2) Overend Preliminary note on a now cranial reflex. Th. Lancet, 7 mars 1890.
troubles des fonctions de la vie organique
U trépidation épileptoïde, soit vraie, soit fausse (Iremblement hystérique) est assez souvent la cause d’un trouble de la marche : dès que le pied se pose à terre, il est pris de trépidation, gagnant quelquefois fout le membre. On pourra souvent obtenir une amélioration en prescrivant du massage, des mouvements passifs, et surtout des exercices de mouvements actifs coordonnés, comme pour la rééducation (Voy. p. 164-167).
Dans le traitement de l’épilepsie par le bromure, la diminution du réflexe rolulien, la disparition du réflexe pharyngien sont des indices de saturation qu’il sera utile de consulter , pour savoir la dose qu’il ne faut pas dépasser.
Il m’a semblé que les rares hystériques qui se trouvent bien de l’usage du bromure sont ceux dont les réflexes rotu liens sont exagérés.
L’exagération des réflexes et la trépidation épileptoïde, annonçant souvent les contractures, indiquent le traitement préventif de celles-ci et contre-indiquent l’électrothérapie.