DEUXIÈME SÉRIE DE CAS
LH M UIcter RE Ne COR 5 — 18 33 II.— » — Gastrite chronique........ 5 — 20 74 IIL.— G. I. — Gastrite ulcéreuse........ 15 — 22 DT IV.—F. M.— (Id.) Fete or T — 26 27 V,—S. G. — (OS ARR RS 34 — 22 62 VI.— D. E. — (a ARTE 20 — 19 98 15 20 VII. — D. P. — Cancer de l'estomac (A.).. 12 — ; 7 . 1 7 NID EMTUeES (CU AIT 0 RE otre rt 59 IX WG: Cancer du foiei. 2% sun 17 — 13 63
Les faits qui précèdent démontrent donc :
1° Que le cancer n'a pas pour caractéristique la diminution de l’urée, attendu qu'elle ne se trouve pas dans tous les cas, et qu’on la rencontre dans des affections autres que le cancer ;
2 Que le taux de l'urée est en rapport avec la nutrition, que celle-ci s'opère, À, par des aliments, B, par des réserves organiques, CG, par l'apport de sang étranger (transfusion).
C'est ce qui ressort également d'une communication faite par M. Albert Robin, médecin des Hôpitaux, à la Société Médicale (1). « Il semble en effet démontré, dit-il, que l’urée peut rester normale et même augmenter chez les cancéreux qui continuent à s’alimenter, et, d'autre part, que l’urée peut
(1) Séance du 8 août 1884.
diminuer considérablement dans les affections chroniques des mêmes organes, si les malades vomissent leurs aliments ou cessent de se nourrir. » Il cite à l'appui de son assertion un certain nombre d'observations d'individus atteints de cancer gastrique, hépatique ou vésical se nourrissant relativement assez bien, et chez lesquels la moyenne du taux de l'uréeaété.de T4 gr, 16, 7er, 50, 24 gr. 77, 26 or. 80 et même 33 gr. 79. — Nous sommes heureux de nous rencontrer sur le même terrain que M. Albert Robin, et d’avoir pour notre opinion l'appui de sa haute autorité.
Voilà les faits. Ils suffisent, ce nous semble, à renverser la loi de physiologie pathologique, avancée par Rommelaëre. Mais nous croyons que, théoriquement, il est possible de la combattre.
En effet, sur quoi sont basées les recherches de Rommelaëre ? Sur cette idée théorique, que le cancer est une viciation de la nutrition cellulaire, marquée par une diminution de l'urée. — Cette viciation nutritive doit avoir un point de départ, sinon une cause. C'est ce que nous n'avons pas pu découvrir dans l'exposé de sa théorie, malgré tous nos efforts.
Nous avons cru y trouver, au contraire, un cercle vicieux, dont il est difficile de sortir.
La vie de la cellule, dit-il, dépend de lintégrité de la Iymphe, si la Iymphe est altérée, la cellule devient malade (elle ne l’est donc que secondairement). Le sang puisant une partie de ses éléments à une source viciée, (la Iymphe) la nutrition de l'économie souffre.
Or, la lymphe est constituée par le déchet de la nutrition cellulaire, elle dépend donc aussi de l'intégrité de la cellule, laquelle dépend de la Iymphe.
En somme, qui est-ce qui a commencé? la cellule ou la lymphe” Quel e:t l'élément le premier atteint? — C'est ce qu'il serait for, ntéressant de savoir ; mais c'est justement ce que le professeur Rommelaëre à oublié de vous dire.
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Le point de départ de la théorie repose donc sur une base bien peu solide.
Passons maintenant à la question de l'urée proprement dite, de son origine et de son existence. Nous allons voir rapidement une série de questions, dont la solution pourra clore le débat.
1° Et d'abord, quelle est l'origine de l'urée ? — L'urée est une amide carbonique, qui à pour formule CoAz'H*. C'est le terme ultime de l'oxydation des matières azotées de l'économie.
Dumas, Béchamp, Ritter, Lehmann en font un produit de combustion.
D'après Ch. Robin /Traité des Tumeurs, p. 685), l'urée nait par catalyse dédoublante durant la désassimilation, l'un des côtés du double àcte continu de nutrition, mais n'est pas le produit de la combustion.
Pour A. Gautier (1), l'urée ne se produit pas d'emblée dans l'économie par l'oxydation des matières azotées. Ces substances paraissent se dédoubler en produits divers, dont les uns, exempts d'azote, sont représentés par la matière glycogène du foie, l'inosite, la cholestérine, etc., et dout les autres, riches en azote, tels que l'urée, la créatine, la xanthène, l'acide urique, etc., se retrouvent dans les divers tissus où, peu à peu, ils peuvent setransformer en urée en s'oxydant, s'hydratant et se dédoublant successivement.
Où s'accomplissent ces dédoublements ? Ont-ils pour siège exclusif un organe, ou se font-ils en tous les points de Péconomie ?
De là, plusieurs opinions parmi les physiologistes.
Heynsius, le premier, a localisé cette production dans je foie. Après lui Meissner (Lehrbuch der Physiologie de Otto Funde, 4 Anfl., p. 263), dit qu'elle est formée dans le foie aux dépens des globules sanguins.
(1) Chimie appliquée à la Physiotogie, t. Il, p. 19,