‹ Diagnostic Histologique des Curettages UtérinsChapitre 18 sur 46 · ECO · texte numérisé non relu

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structure de la muqueuse utérine rappelle assez exactement ce qu’on observe dans la caduque de la grossesse normale ; Cependant, un trait important les distingue nettement, c’est l'absence, d’ailleurs évidente à priori, de villosités choriales dans le premier de ces cas.

En dehors de ce fait, on ne trouve que des analogies : le stroma est rempli (figure 13, planche II) de grosses cellules: déciduales polyédriques, à prolongements irréguliers, plus ou moins distantes les unes des autres ; dans les intervalles, il existe une masse muqueuse granuleuse et des éléments inflammatoires.

Comme je l'ai déjà indiqué, la villosité choriale, très facile à reconnaitre, a une valeur pathognomonique absolue ; il ne peut y avoir de doute sur sa nature.

Il en est tout autrement pour la cellule déciduale; en effet, celle-ci peut être confondue avec la cellule agrandie du stroma et avec la cellule sarcomateuse.

Au début de la grossesse, la cellule du stroma, d’une façon générale, n’a rien de caractéristique, bien qu'ele ne tarde pas à acquérir une bande marginale de protoplasma granuleux entourant le noyau également agrandi ; et ce qui peut rendre le problème singulièrement compliqué (parfois même insoluble), c’est que, dans certaines formes d’endométrite, il se produit des processus analogues : l’on peut, en effet, rencontrer dans certaines modifications d'ordre inflammatoire de la muqueuse utérine des éléments qui présentent, avec les cellules déciduales, d’étroites ressemblances. Néanmoins, il ne faudrait pas exagérer la difficulté du problème et, dans la plupart des cas, les faits suivants permettent de poser un diagnostic : dans la grossesse, la muqueuse corporéale est complètement transformée et les cellules qui la constituent se distinguent par la constance de leur volume; dans l’en-

dométrite, seules certaines parties, toujours limitées, présentent des traces de ces modifications et on n'observe guère l'homogénéité signalée dans le premier cas ; ces observations ne s'appliquent naturellement pas aux éléments inflammatoires qu’on peut observer, avec les mêmes caractères, aussi bien dans la caduque que dans lamuqueuse frappée de métrite. En outre, la substance intercellulaire est fréquemment fibrillaire (après l’action des réactifs) dans le cas de caduque; dans la métrite, celle-ci a une structure beaucoup plus simple ; tout au plus, y distingue-t-on,après l’action des réactifs, quelques granulations. Enfin, jamais on n'observe d’hyperplasie dans les glandes ; au contraire, l’épithélium de revêtement est surbaissé.

Danslesarcome,les cellules, mêmeles plus volumineuses, n’acquièrent en aucun cas un volume aussi considérable que dans la grossesse ; d'autre part, le stroma n’est pas umiformément ni entièrement métamorphosé; le tissu néoplasique .est, au début, localisé en nappes plus ou moins étendues et les éléments anatomiques se distin+ guent par leur prolifération irrégulière, inégale et atypique ; les noyaux se présentent sous l’aspect habituel des noyaux des cellules néoplasiques : la chromatine y est abondante, très différenciée en masses irrégulières et finement granulées, les karyokinèses nombreuses et anormales. Enfin, et c’est là un fait qui ne s’observe pas dans la caduque, le tissu sarcomateux détruit dans sa marche envahissante les glandes.

Je rappellerai, encore, que, dans ce cas, l'abondance du glycogène peut fournir d’utiles indications (1),

(1) Voyez ci-dessus, p. 11.

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