‹ Diagnostic Précoce et Prophylaxie de l'Encéphalite ÉpidémiqueChapitre 12 sur 18 · FORMES AIGUES D’ALLURE INFECTIEUSE · texte numérisé non relu

FORMES AIGUES D’ALLURE INFECTIEUSE

Le diagnostic précoce est à discuter ici avec les méningites aigües, et surtout avec la fièvre typhoiïde et la granulie. Le faciès figé, l’adynamie, la prostration, revêtent parfois, en effet, les mêmes caractères

que dans l'infection éberthienne.

ne) y

3°, — FORMES SUBAIGUES

Elles durent de deux à trois mois, avec légère élévation de température matin et soir. Les confusions les plus fréquentes sont ici les infections eberthiennes latentes ou paratyphiques, les infections colibaccillaires. Mais le diagnostic, dans ces formes qui constituent somme toute la règle, est plus facile et les symptômes plus caractéristiques que danhs les formes ex-

trêmes.

4°, — Les formes chroniques, les rechutes, les réci-

dives, qui sortent du cadre de cette étude.

Dans ces formes, si variables dans leur intensité et dans leur évolution, quels sont les principaux éléments de diagnostic précoce fournis par la clinique ? Si, comme nous venons de le voir, la symptomatologie de l’encéphalite épidémique est non seulement polymorphe mais encore variable suivant l'intensité de l'infection; si la clinique ne nous fournit que des présomptions, il est cependant un certain nombre de signes ou de syndrômes qui doivent, surtout en temps d'épidémie. éveiller aujourd'hui l'attention de tout chnicien averti vers l'hypothèse de l'infection encéphalitique.

L'état infectieux est, en général, à la base de la maladie. Il affecte tous les degrés, depuis le simple malaise, l'embarras gastrique, jusqu’à l’état typhoïde. Cet état infectieux, le plus souvent accompagné d’asthénie, ne fait jamais défaut. :

L'hypersomnie présente des caractères bien parti-

culiers par la netteté et la soudaineté de son appa-

rition ét de ses disparitions successives; elle existe presque toujours, à une phase plus ou moins précoce de la maladie, dont elle constitue très souvent un des premiers symptômes. Dans nombre de cas, enfin, son apparition soudaine et son intensité constituent le premier symptôme, presque pathognomique, de la

maladie.

Les troubles oculaires, fugaces, mais très nets, ne font pour ainsi dire jamais complètement défaut dans les formes d’intensité moyenne. Il est exceptionnel de ne pas rencontrer de façon assez précoce l’un des symptômes suivants : diplopie, parésie ou paralysie de la convergence des globes oculaires, paralysie de

lJaccomodation.

Enfin, parmi les petits signes de moindre importance, mais précis et d’une réelle valeur, nous devons noter particulièrement : l'abondance de la salivation, le myoclonus provoqué, les secousses ou tremblements de la face, la gêne de la parole, lhypertonie, les sensations d'ivresse, de titubation, avec absences passagères et propos incohérents passagers, les poussées

articulaires avec tuméfaction.

Enfin, parmi les signes négatifs, 1l faut noter la rareté du signe de Kernig (sauf dans la forme méningée), les différences paradoxales et contradictoires obtenues à l’examen des différents réflexes. Quant au signe de Babinski et au clonus du pied, ils sont très variables selon les cas et ne peuvent fournir un renseignement sur lequel on puisse tabler sérieusement dans.

la discussion du diagnostic.

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