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cas leur apparition dès le début, et le diagnostic peut rester alors hésitant entre l'E. E. et une méningite aigüe.
D’autres causes d’erreur de diagnostic peuvent se présenter, et nous rappellerons l’intéressante observation de DENECHEAU et Roy, d’une fillette atteinte d'E. E. et qui présentait une raideur extrême de la tête en flexion, le menton touchant le sternum, au point qu’on ne pouvait arriver à redresser la tête et que Penfant ne pouvait que très difficilement avaler la tasse qu'on lui présentait, si bien que, n'étaient apparus rapidement l’hypersomnie et des troubles oculaires, on inclinait à penser à un mal de Pott sousoccipital.
Ce syndrôme méningé est souvent l’apanage des formes graves, nous reproduisons ci-dessous l’observation (1) d’un cas mortel dans lequel il domina dès le début le tableau clinique.
Dans le diagnostic précoce de ces formes méningées, l’examen du liquide C. R. doit entrer en ligne de compte. Il est toujours clair et limpide, la pression est tantôt normale, tantôt légèrement supérieure. La réaction leucocytaire est légère ou nulle. La lymphocytose variée, selon les cas, de 11 à 30, elle peut atteindre des chiffres beaucoup plus élevés (Netter et Bénard ont signalé 100 et plus) à une période plus avancée dans les cas graves ou mortels.