‹ Diagnostic Précoce et Prophylaxie de l'Encéphalite ÉpidémiqueChapitre 5 sur 18 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

(DÉNÉCHAU et MANGOURD).

Simone B.., 7 ans 1/2, ne présente aucun antécédent familial ni personnel anormal. Elle a présenté cependant, il

RCA En

y à un an, une maladie fébrile mal caractérisée, qui a duré trois semaines, en dehors de tout foyer grippal cependant.

Le 4 mars 1920, début brusque en pleine santé, alors que l'enfant est en classe : céphalée, vertiges, sensation de fatigue accentuée et généralisée, Dès le troisième jour, on constate un signe de Kernig et une parésie légère de la main droite. On pense à une méningite, mais le 8 mars apparaissent un double ptosis avec par instants une vision double des objets, puis un état de torpeur, qui se transforme le 9 en sommeil irrésistible puis en narcolepsie, pour aboutir quelques jours après au coma et à la mort.

Aucun trouble des réservoirs ni des sphincters, l’enfant va à la selle, Le soir, la température s'élève à 39, et, dans la nuit du 10 mars, on observe quelques secousses myocloniques au niveau du bras droit. Le 11 mars, une ponction lombaire permet de retirer un liquide clair, de tension normale, sans réaction lymphocytaire. Le 12, mouvements involontaires (clignements des paupières, mâchonnement), le facies prend un aspect figé, puis s’installe un strabisme divergent par parésie du Droit interne O. D. avec limitation des mouvements du globe en bas. À ce moment, le Kernig est moins net, mais on constate Ge la raideur de la nuque.

On tente une injection intraveineuse de 8 cc. de sérum de. convalescente. Le 14 mars, après une nuit plus agitée, avec mouvements brusques, l’enfant tombe dans un sommeil comateux, rejette les aliments et meurt sans agonie.

B. — Formes psychiques. — Ces formes, très fréquentes, se caractérisent tantôt par des syndrômes psychiques proprement dits, tantôt par des formes cortico-cérébrales à type moteur.

a) Formes psychiques proprement dites : on a signalé des syndrômes confusionnels, dépressifs, d’agitation maniaque, des syndrômes délirants (les plus fréquents), et des syndrômes catatoniques (rares).

Le symptôme le plus précoce et le plus typique, parmi toutes ces modalités de réaction psychique, est le

délire, le plus souvent nocturne, à caractère onirique

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