‹ Diagnostic Précoce et Prophylaxie de l'Encéphalite ÉpidémiqueChapitre 8 sur 18 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Personnelle).

Suzanne M... âgée de 13 ans, est une enfant relativement malingre, présentant depuis quelques semaines des signes précurseurs de la puberté. Rien à signaler dans ses antécédents héréditaires, rien dans son passé pathologique que des affections banales : coqueluche à 6 ans, rougeole à 9 ans.

Le 18 janvier 1923, sans aucun signe prémonitoire, au cours d’une promenade avec sa mère dans le bois de Vincennes, l’enfant, subitement, tombe de sommeil en marchant, trébuche et reste endormie malgré les sollicitations — prudentes mais énergiques — de la mère. On est obligé de la porter jusqu’à la station la plus proche et de la mettre dans son lit où elle restera endormie pendant trois jours et quatre nuits.

Mode

Le médecin de la famille, appelé, pose le diagnostic d’en-. céphalite léthargique, confirmé, quelques jours après, par l'apparition d’un ptosis unilatéral avec diplopie.

Après trois semaines, pendant lesquelles Phypersomnie et les troubles oculaires persistent, amélioration progressive.

La fillette ne présente actuellement — cinq semaines après le début — aucune trace de troubles oculaires ni mentaux.

En résumé, dans la plupart de ces formes hypersomniques, la date d'apparition du sommeil se confond souvent avec le début de la maladie, et, quand il est un peu plus tardif est presque toujours suffi. samment net et caractéristique pour imposer le diagnostic.

Ce « type hypersomnique » est parmi ceux dont le diagnostic précoce est le plus facile. Dans les cas où il va jusqu’au coma, et où l’on est appelé pour la première fois auprès d’un malade déjà dans le coma -— ce qui n’est pas une exception — il sera, en général, assez facile de différencier celui-ci des comas urémique, diabétique (nous avons parlé plus haut du diagnostic de lPépilepsie). — La glycosurie, légère mais précoce, chez un sujet qui jusqu'alors n’en présentait pas, nous paraît être dans ces cas un élément

important de diagnostic précoce.

9°, — FORMES BULBAIRES

a) Le hoquet.épidémique, qui ne s’est guère montré que depuis l'hiver 1920-21, hoquet intense, incoercible, exténuant le malade par sa répétition, entravant l'alimentation et le sommeil. Il s'accompagne de quel-

ques troubles gastro-intestinaux, de fatigue, d’énerve-

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