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“ Nous devons aussi penser à ceux qui viendront après nous, et leur transmettre les biens spirituels que la Provi. dence nous à communiqués par ceux Qui nous ont précédés. Mais si nous leur laissons les divisions intérieures, l'opposition pour les évêques, et celle des évêques pour nous, ce sera un bien triste héritage qu'ils recevront de nous.’
Françots.—Ces paroles de M. Bédard sont prophétiques,
Evarfme.— {Le vénérable Sulpicien disait encvre :
“ Les revenus d'une de nos seigneurios emplovés à soutenir un évêque, nous auraient couverts. d'honneur, de mérite ef auraient assuré notre existence. C’est du moins ce que je me persuade, Les envieux auraient alors cessé de nous reprocher nos richesses et de les tourner contre noës, Notre grande fortune et nos grands revenus pourront être la cause de notre perte... Nos fautes sont plus visibles aux yeux des aut:es qu'aux nôtres, et à une réputation de grande vertu, peut en succéder une toute contraire. PAU
FRançots.— Voilà à ce qui s'appelle frapper juste.
ÉPHRÈME.-—ceoute ce qui suit: # Dans In révolution française, poursuit le pieux Suipicien, on a employé les curés ot les autres prêtres pour affaiblir et ruiner l’autorité des évêques, et ensuite on a abattu facilement le
vlersé du second ordre. Il semble qu'on commente quel: Les] k
que chose de semblable dans ce pays. Il y à pourtant une différence ; c’est qu'en France, ve furent les partisans de la philosophie qui imaginèrent ces moyens de destruction et qui, s'étant emparés du gouvernement, les firent exécuter, Tei c’est lé ciergé qui persécute ies évêques, les dénonce au public, et les accuse à la face du gouvernement pour les lui rendre suspects et odioux®ét l'inviter en quelque sorte à gêner et à ruiner notre Religion. “Quand le Pape apprendra ce que les Sulpisiens :du Canada ont fait à l'égard de leur evéêque et de son auxi.
liaire, je ne sais ce qu'il pensera et ce qu'il fera patrap-
port à notre Maison.”
François. Posuit Episcopos et non Sulpicianos regere :
Scelesiam Dei.’ C'est-à-dire, c'est aux évêques et non aux Sulpiciens à conduire les diocèses ot à diviser les paroisses. Ga
BPHRÊME.-- Quand nos intérêts changent, dit enrcie M. Bédard, notre langage change aussi: par exemple sur les Sulpicivns devenus Evêques, sur les libertés de l'Eglise gallicane, dont on parle depuisquelques années bien
différemment de ce que l’on faisait auparavant, sur l’état -
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