‹ Dialogues, contes et autres poésiesChapitre 12 sur 14 · ir · texte numérisé non relu

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TJn autre amant , que me devoit le Ciel , Instruit et simple , aimable et sans caprices Brillant d'esprit et toujours naturel , Tendre et discret , quoiqu'il soit colonel , Epris des arts dont je fais mes délices , Henri long-temps soupira dans mes fers : Sur ce qu'il vaut mes yeux se sont ouverts ; Il a mon cœur. — Et je t'en félicite. • Embrasse-moi, dit la fée, au plus vite. Ce dénoûment imprévu me ravit.

Ton nouveau choix te contente : il suffit; Je le crois bon , ta raison m'en assure. Va dans Paris , charmé de tes appas , Jouir des dons que mon ait te procure, Sans ma baguette à présent tu plairas.

Laure lui dit : J'en accepte l'augure.

Il s'accomplit. Laure de son époux Fit le bonheur, et le charme de tous,

Par les talents , délices de la vie , Elle amusa doucement ses loisirs.

Paris enfin lui doit tous ses plaisirs : Elle y fonda la bonne compagnie.

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