‹ Dialogues et entretiens philosophiques (volume 2)Chapitre 68 sur 80 · L'assassin d'Urie. David · texte numérisé non relu

L'assassin d'Urie. David

1 28-31. Cet enfer est sur la terre. Idée introduite par Epicure et merveilleusement développée par Lucrèce, livre III.

128-36. Les Turcs... ne persécutent personne. Singulier paradoxe 1

129-2. Au mont Athos. Siège principal du monachisme grec. On y comptait, du temps de Voltaire, vingt-deux couvents, plus d'innombrables ermitages et grottes saintes. Il s'y trouve encore dix-neuf monastères et six mille moines.

XVI. Cu-su ET Kou. (1764, édition princeps du Dictionnaire philosophique. Voir l' Avant-propos.)

1 32-11. Quin:[e cent mille millions de lis. Le //, mesure chinoise, 124 pas.

i32-i5. Ne voilà-t-il pas un dessein marqué? Toujours la même illusion qui prend des faits pour des actes, et admire des choses indifférentes. Si les rayons ne faisaient pas « sur nos yeux deux angles égaux au sommet >> , nous verrions autrement, et il n'y aurait là ni plus ni moins de « dessein marqué ».

133-19. Dès là qu'il existe. Notez que ce dieu, dont c l'existence remplit tout l'espace et tous ses ouvrages », devient adéquat à ce même espace et à ces mêmes prétendus ouvrages, c'est-à-dire surérogatoire et négligeable.

i33-3o. Laokium dit qu'il n'y a ni juste ni injuste. Sans doute Lao-Tseu , fameux mystique contemporain de Confucius {vw-vi« siècles av. J.-C). Combien Laokium aurait raison, s'il entendait qu'il n'y a ni être, ni chose nommés le juste et l'injuste, et que ces mots ne sont que des qualificatifs qui se rapportent aux relations entre les hommes !

i35-4. Dieu vous a donné la raison. La belle excuse! Si «son existence remplit ses ouvrages», et s'il est luimême toute raison, pourquoi le crime, le vice, la folie? En dehors de l'argument aussi faible que ressassé de l'ouvrier, de l'horloger, de l'architecte, la thèse déiste ne trouve même pas un appui spécieux.

1 35-1 3. Je vous en dJjie. Ca-su serait moins confiant aujourd'hui. Il eût pu même être plus réservé s'il avait lu tous les dialogues de son auteur.

1 35-14. Vous me pousse^, Cu-su. Rien de plus net et de plus convaincant que le petit discours de Kou sur l'âme.

137-1. D'où, viendrait-elle ? Quand viendrait-elle? Inspiré de Lucrèce, livre III

NOTES ET VAKIANTES. 2 5' Q

Donc, à l'heure où l'amour accouple hommes et bêtes. Lorsque Vénus conçoit, des âmes toutes prêtes, Guettant l'endroit précis, lutteraient à l'entour A qui doit la première entrer et voir le jour ?

i?8-4. Oserie^-vous dire qu'il est impossible? De toute impossibilité.

(38-38. Vous ave^ une volonté; vous êtes libre. Nullement, si Dieu vous remplit.

139-20. Jugement dans une autre vie. C'est le fameux postulat de Kant. Rien de plus creux que cette logique.

1 40-36. Hé bien! soit, je me rends. Kou se rend, comme Lucrèce, bien aisément. Il est bien plaisant de voir Cu-sii l'accuser de sophisme. Voltaire, comme on le voit en maint endroit du Dictionnaire et des Dialogues ^ ne croyait ni à l'existence de làme, ni à l'immortalité; il n'a en vue ici que de désarmer un peu, la note en fait foi , les aboyeurs de Sorbonne.

Kehl ajoute en effet : « Dans la censure que la Sorbonne a faite de l'ouvrage de ^L l'abbé Raynal [les Deux Indes , les sages maîtres ont dit en latin que Voltaire avait nié la spiritualité de l'âme, et, en français, qu'il avait nié l'immortalité, aut vice versa.

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