DÉCALOGUE. I
Décrétales. Elles changèrent « toute la jurisprudence de l'ancien code romain, » II,
DÉFINITIONS « qui ne définissent rien, distinctions qui ne développent rien, explications qui n'éclaircissent rien, ou bien peu de chose, » III,
DÉISTES. « Pourvu que vous fassiez quelque prière à Dieu avant ou après le dîner,... ils riront avec vous aux dépens du grand-lama, » I, 161.
DÉLITS. Tous les délits sontils égaux? Il, 92,
Déluge « universel , fait avec de l'eau créée exprès, »
II, 182. — Déluge de Deu.alion, III, 198. iqg. — Déluge de Xissutre, III, '202.
Démocratie. « Je m'accommoderais assez d'un gouvernement démocratique. » Avantages de la démocratie, II, i33, 134. — « Aucun laboureur, aucun artisan, dans une démocratie, n'a la vexation et le m.épris à redouter,» II, i33.
DÉMOSTHÈNES « ne présente jamais à ses auditeurs que des raisons fortes et lumineuses, »
Denier de Saint-Pierrf.
II, i54.
Dénombrement. « Assez exactement donné en 1761, »
II, 95.— Dénombrement imaginé par le divin saint Luc, II, 218, 219.
DÉS. Le monde n'est pas l'effet d'un coup de dés, II.
188, 196. - Dés de Platon à douze faces, III, 168.— Dés de Descartes à six, III, 176, 180.
I Descartes. Sa « matière striée, » II, 191, — « Chimérique, dans son roman appelé philosophie. » — Animal-machine : « Descartes, dans ses romans, adopta cette charlatanerie impertinente, » II, 2o5 et suiv. — Un Gaulois nommé CarJestes, fort bon géomètre, mais mauvais architecte : «car il a construit un édifice sans fondement, et cet éaifice était lunivers, » III, 179.— Suspect aux druides, III, 180. — Sa philosophie corpusculaire, ses tourbillons, ses trois matières, sa théorie de la terre, soleil encioûté : « rêve d'un homme en Gélire. » « Avait donné sur l'optique quelque chose d'assez bon pour son temps, « 111, 194, 195, 202.
DÉSERTEURS. « Nous leur feoons tirer à bout portant douze balles dans la tête pour les faire rester en place, après quoi ils deviennent infiniment utiles à leur patrie, » I, 233.
DÉSIR. « Nous désirons; mais il n'y a point dans nous un être réel qui s'appelle désir, » III, 14p. — (c II fallait que les désirs s allumassent dans les organes...; ces affections ne pouvaient être vivi-s... sans exciter ces fortes passions qui produisent les querelles, les guerres, les meurtres, les fraudes et le brigandage, » III,
De- LANDES. Son Histoire de la phiioscphie et son opinion sur la faculté de théologie, 11, 41.
Despote. « Dans son orignie, avait signifié chez les Grecs viaître de maison, père de famille, » II, io5.
Despotisme. « N'est que l'abus de la monarchie, » II,
Destinée. L'homme lui obéit
DIALOGUES DE VOLTAIRE
et ne lui commande pas, I, 35.
Destruction. Loi de la vie.
(( Qui peut n'être pas effrayé, quand il considère que la terre entière n'est que l'empire de la destruction?... A quoi sert tout cet artifice divin qui brille dans la structure de ces milliards d'êtres sensibles? A les faire tous dévorer les uns par les autres, » II, 211; III, 124 et suiv.; III, 190, 191.— «Si on me dit qu'on va briser une statue faite avec le plus grand art..., vous me permettez d'être sensible à cette destruction ; et vous ne voulez pas que je plaigne la destruction de l'homme, le chef-d'œuvre de la nature? » III, 126.
Deucalion et Pyrrha, « s'étant troussés, » jettent « entre leurs jambes des pierres qui lurent changées en hommes, »
II, 216.— Déluge de Deucalion, III, 198.
Deutéronome. Ecrit, d'après le livre de Josué, sur un autel de pierres brutes enduites de mortier ; d'après les savants, plus de sept cents ans après Moïse, I, 108. — Ordonne expressément d'épouser la veuve de son frère (le Lévitique l'interdit), II. i3, 14.
Dévoiement. « Rend souvent un homme pusillanime. »
Dévoiement de soldats anglais à la bataille d'Azincourt, III,
Devoirs des rois. I, 145, 146, i5i.
DÉVOTION. Pourquoi tant de femmes se font dévotes à cinquante ans, I, 5. — « Il y a des douceurs, dites-vous, dans les illusions des âmes dévotes, je le crois; il y en a aussi aux Petites-Maisons, » II, 37.
DÉVOUEMENT, a II n'y a pas un des spectateurs qui ne fît les derniers efforts, s'il le pou-
vait, pour sauver ceux qui se noient, » II, 124.. — « Dans tous les cas il faut s'entr'aider. X Exemples, II, 139-140.
Diable. « Un sage n'est point transporté par un diable, » 1, 242 fvoir Montagne), II, 58. — L'homme est-il enfant du Diable? 11, 112, 114 et suiv. — Le Diable est a dans le corps des théologiens, » II, 114. — « Par quelle rage at-on donc pu imaginer qu'.l existe un lutin doué d'une gueule béante, de quatre griffes de lion et d'une queue de serpent? » II, 116. — Le serpent, c'est visiblement le Diable, » II, 119.
Diables chassés par les Juifs avec la racine barath et quelques paroles de Salomon, par le jeune Tobie avec la fumée d'un poisson, II, 26, 118. — Les apôtres envoyés pour chasser les diables, I, I25. — Diables dans un troupeau de cochons, I, 116, i54, 242; II, 21, — « On n'exorcise plus les diables, » II, 33. — « Plus sots que les Furies, » II, 36= — Sur les diables. Comment s'est établie la croyance à leur pouvoir, II, 116-120. — « Tout chrétien contraint, avec le signe de la croix, Junon, Minerve, Cérès, Diane, à confesser qu'e'les sont des diablesses, .. II, 118.
Diacre. Dieu « fut diacre, quand il nourrit cinq milla hommes avec cinq pains et deux goujons, » II, 64.
DiAGORAS (d'Kolbach), « au* teur du Système de la nature, »
reproche à Dieu d'être « sans cesse occupé à produire et à détruire, » d'être un composé « de qualités contradictoires. »
11 le représente comme un être « ridiculement vain, » comme « un maître dur et vindicatif,
INDEX PHILOSOPHIQUE
an père injuste et aveugle, un fantôme absurde et un tyran barbare, » III, i63, 164.
DicÉARQUE. Suppose Viras mortelle, III, 126.
Dieu. 11 faut Vadorsr, non le prier, I, 38, i65. — Un être incojtnu qui agit sur la nature, I, 42, i33, pénètre et anime tout. I, i38. — Un être intelligent et puissant qui donne le mouvement, la vie et la pensée, I, 44, i36, dont les desseins éclatent de toutes parts, dans un brin a herbe comme dans !e cours des astres, I, 45.
— Inaccessible à nos sens et prouvé par notre raison, 1,47.
— Dieu peut accorder des sensations et des idées à tel être qu'il daignera choisir, I. 98.
— Se promenait dans Eden, tous les jours à midi, I, log.
— Comprendre comment un Dieu est mort;... une étoile qui conduisit des mages aux pieds de Dieu qui venait de naître! I, 114. — Dieu transporté par le Diable, I, 116, i53. — Dieu peut-il varier?
I, 121.— Dieu s'est fait homme inutilement, I, 124. — 11 faut n'adorer que Dieu, i, i3i, l'auteur éternel de tous les êtres. I, i32 [voir Etre, Architecte, Causes finales, etc.). —Dieu occupé à surveiller les accouplements des hommes et des animaux pour insinuer des âmes, I, 137. — Fabricant d'automates doués de mouvement et de pensée, I, i36, perpétuellem.ent occupé à « forger des âmes pour les éléphants et pour les porcs, pour les hiboux, pour les poissons et pour les bonzes, » I, 137.—' Dieu est la souveraine justice, I, i39, 166. — Il n'a « nul besoin de nos sacrifices et de nos prières; mais nous avons besoin de lui en faire, » I, 142.
— « Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes, » 1, 143 ; II, 76. — 'c Un Dieu simple et universel, » I, i5l. — Ne lui rien demander ; le remercier seulement, I, i65. — « Qui t'a dit qu'il y a un Dieu?
La nature entière, » I, i65,
— Raisonnement de la taupe et du grillon, I, 167; des deux grillons, 1, i32. — Dieu est-il intini , tout-puissant?
« Comment fait-il pour tirer l'être du néant, etc.? 1, i65.— « Pourquoi peignez-vous Dieu avec une grande barbe? « I, 166.— ((Est-il corporel ou spirituel ? I, 166. — « Il nous environne d'erreurs convenables à notre nature, » I, 168. — !( Qui m'assurera que Dieu punit et récompense?» I, 171.
— « Dieu permet le crime, mais il ne le fait pas, » I, 202.
— Le dieu des Câton, des Scipions, dei Cicéron, des Paul- Emile, des Camille... « n'a pas, sans doute, remis son pouvoir entre les mains d'un Juif, n I, 238. — L'existence de Dieu? «Comme on prouve l'existence du soleil, » I, 241.
— Le dieu de la nature ne s'est pas fait roi d'une petite nation, I, 247. — « J'adorerai Dieu et non les fourberies des hommes, » I, 249; II, 40. — « Qu'est-ce qu'un dieu qui a besoin de commentaire? » II.
7. — Dieu de pâte mis en boîte, II, 16, — a On adorera Dieu sans mélange, sans lui donner ni une mère, ni un fils, ni un père putatif, etc., » II.