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Peines et recompenses, « parce que Dieu est juste

II, 36, 73. — a N'est point offensé qu'on l'adore d'une manière ridicule, » II , 66. — « Existence d'un Dieu infini, présent partout, infiniment juste, » II, 73. — « Créateur

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et guide de tous les globes, »

II, 87. — « Ce qui vient de Dieu est universel et immuable. » n. 88. — « Adorez Dieu sans voulo.r le comprendre, aimez-le sans vous plaindre des maux qui sont mêlés sur la terre avec les biens, » II, 89. — Dieu géomètre, architecte, éternel, agissant, etc., II, 185-191, Î95. — « Je veux que mon procureur, mon tailleur, mes valets, ma femme même, croient en Dieu, et je m'imagine que j'en serai moias volé et moins cocu. -- Vous vous moquez du monde, » II, 192. — Bassesse de la conception qui fait de Dieu un roi avec courtisans, huissiers, et qui passe sou temps à s'admirer lui -même, IL 197.— « C'est bien alors que l'homme a fait Dieu à son image. » II, 198.

— Pereira et Descartes, par leur théorie de lanimal-machine, font « de Dieu un joueur de marionnettes, » H, 204. — Dieu « voit tout en nous, fait tout en nous, » II, 207. — Ses occupations. « Il dirige continuellement le cours de seize planètes et de l'anneau de Saturne... 11 a des milliards de milliards d'autres soleils, de planètes et de comètes à gouverner, » III, S-j.

— Change-t il tous les jours ses volontés « en faveur des âmes dévotes? » — « La plus plate bêîise qu'un confesseur de filles puisse dire à un homme qui pense, » III. 3q. — « Immatériel, incompréhensible, invisible, sans forme, éternel, tout-puissant; il connaît tout, il est présent partout. » Tout sort de Dieu , tout y rentre, IIl, 66, 67.

— Sa volonté « triple, créatrice, co servatrice. exterminante, » III, Ô7. — Sur Dieu,

ses bienfaits, sa manière de créer des âmes à l'occasion (' d'un adultère, d'un inceste »

(III. io5), sa soumission nécessaire '( aux lois qu'il a faites, » etc., III, 99, 102-108.

— « Père commun des dieux et des hommes, » IIL I23. — E 1 quoi le dieu de la raison diffère -t-il de la fatalité, de la nécessité, de la nature, — et du déterminisme matérialiste' Lui-même est déterminé, « esclave de sa volonté, » etc., III, 128-133, 140-146, i5i, 1:2, i54, i55-i58, 160, 162- 170.— «Ni assez libre, ni assez juste, » III, 04. — « Il court au chien de berger pour lui dire de faire rentrer les moutons, de peur des loups qu'il a créés exprès pour manger les moutons,' u III, i63. — « Ne se mêie pas des détails, » III, i63. — « La raison nous force à l'admettre, la démence entreprend de le définir. — C'est ne rien savoir. » IIL i65. — « Je sais qu'il est, sans savoir ce qu'il est, » III, 167. — « D eu n'a pu former l'univers qu'aux conditions suivant lesquelles il existe, » III, 145.

Dieu le Père, couche avec sa mère, II, 54. — On le peint avec une barbe majestueuse, I, 166; II. 54.

DiEt;x « subalternes ; » sous leur nom, a nous adorons le père commun, » le u Dieu souverain, » dont ils sont pour ainsi dire « les divers membres. )) En les honorant tous, nous adorons Dieu « tou entier. )) Opinion qu'Augustin qualifie de « sacrilège, » III.

123. — « Et quels dieux! des adultères et des homicides, des chats et des crocodiles!... Vos Grecs peignent leurs dieux comme des tyrans et des bourreaux immortels, occupés sans

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relâche à former des malheureux, condamnés à commettre des crimes passagers et à subir des supplices sans fin, »

III, i53. — Mon dieu n'est pas (t un voluptueux indolent comme ceux d'Epicure, » ibid.

— Dieux d'Epicure, « inutiles, occupés de boire et de manger, » III, i56, 204, 2o5. — Chaque planète a-t-el!e son dieu? Y a-t-il des dieux subalternes? III, 165-167. — « Si plusieurs dieux égaux ont des volontés contraires , ce sera le chaos; s'ils n'en ont qu'une, cest comme s'il n'y avait qu'un dieu ; il ne faut pas multiplier les êtres, et surtout les dieux, sans nécessité, »

DiPHTHONGUE. «Les athanasiens et les ariens remplissent l'empire de carnage pour une diphthongue, » II, 27.

Dissimulation. « Marque toujours de la timidité, » I,

Divinité. « La divinité qui anime la nature ne peut être représentée, » III, 47. — Sur la divinité, III. 139-146.

Dogmes. « Dogmes purs dictés par la raison universelle, » II, 71.

Dominicain-. Ils n'entendent point raillerie, I, 21. — Inventeurs de l'Inquisition, I,

Domaine. En France, « le domaine du roi est inaliénable, et cependant n'est-il pas presque tout aliéné? » IJ, i6g.

DoRLÉANS (Louis), avocat ligueur. Son argumentation contre Henri IV, II, 169.

Dot. Les femmes « seront bien meilleures épouses, bien meilleures mères, quand on se sera accoutumé, ainsi qu'en Allemagne, à les prendre bans dot, » III, 6. — « Toute reli-

gieuse doit être dotée, sans quoi elle est le rebut du couvent. Il n'y eut jamais d'abus plus intolérable, » III, 7.

Droit. «Un prince n'a pas le droit de faire pendre ceux de ses sujets qui n'auront pas pensé comme lui, » I, 143. — « Chrysippe a dit : L'origine du droit est dans Jupster, » II, 91. — Déplorable enseignement du droit. Abus du droit romain, III, g, 14, — « Droit naturel, commun aux hommes et aux bêtes; droit des gens, commun à toutes les nations, dont aucune n'est d'accord avec ses voisins, » III, g, 14.

Droit de grâce. Un roi peut-il donner sa voix dans les jugements criminels ? II, gg.

Droit de la guerre. « Et quel autre droit peut-il donc y avoir dans la guerre que celui du plus fort? » II, 143. — « Je ne sais ce que c'est. Le code du meurtre me semble une étrange imagination, » II, i56. — C'est « malheur aux vaincus, » II, 157. — Le droit de la guerre, origine de l'esclavag", II, 143, 144. — « On dit pourtantque, dans la guerre, il y a des lois qu'on observe. »

— « Lois de la paix, lois de la nature, » qui « se font entendre malgré la guerre, » II, ï59, 160.

Droit DE la paix. « C'est de tenir sa parole et de laisser tous les hommes jouir des droits de la nature, » II, i56.

Droit des gens. « Il n'y en a point d'autre que de se tenir continuellement sur ses gardes,... de se mettre en état d'être aussi injuste que ses voisins, » II, i58, iSg.

Droit divin. « Vous n'admettez donc pas le droit divin dans la société? » If, 112.

Droit romain. Est-ce que

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nous vivons sous Justinien?

Droits seigneuriaux des couvents, legs des anciens con- .uérants, doivent être abolis, ilL 84-.

Druides. Brûlaient dans des paniers d'osier, en l'honneur Je Teutatès, des petites filles et des petits garçons. Châtiés aux enfers par les Furies. III, 54. — La raison. « inconnue chez nous du temps de nos druides. » — Chaque pays a ses druides, 111, 178. — Opposition des druides à Copernic, à Galilée, III, 176, 177.

— H Ils ont fait condamner le vieux philosophe à réciter un certain nombre de lignes qu'on apprend aux enfants, » III , 178. — Ils ont (( proscrit la danse » en Suisse, III, 179. — '( On ne les aime ni en Italie, ni en Gaule, ni en Germanie, qI dans le Nord, » III, 180. — « Le peuple, qui se trompe si • ouvent, les croit trop puissants, » ibid. — « Le druide et le lama qui, de la part du ciel, exige une partie de la récolte, en attendant qu'il déflore ou ju'il sacrifie sur l'autel la fille du bonhomme dont il dévore la subsistance, j; III, 207. — <i II n'y a pas longtemps que nos auteurs étaient des druides, qui expliquaient, dans a'éaormes volumes, comment les propriétés mystérieuses du gui de chêne se trouvaient dans Aristote et dans Platon, » III,

DuLiE (culte de). « Vous adorez dans mille églises le lait de la Vierge, » le prépuce, les épines, la croix, etc., II, 16.

Dyssenterie. (( La dyssenterie ô:e le courage. Je ne puis croire que toute l'armée anglaise eût la dyssenterie à la bataille d Azin:ourt, » III, 1 17.

Eau qui fait crever les femmes adultères, I, III. — Eau changée en vin pour des gens ivres, I. 1 16, 242 ; II, 20, 58 ; III, 9;. — «Ceux-ci croient l'eau nécessaire, ceux-là s'en passent, » I, 237. — « Votre premier empereur chrétien se souilla de parricides, comptant qu'il serait un iour purifié avec de l'eau, « II, 75.

Eclectisme. « Nous prenons ce qui nous paraît bon depuis Aristote jusqu'à Locke, et nous nous moquons du reste, » II. 108. — « J'ai toujours suivi la méthode de l'éclectisme; j'ai pris dans toutes les sectes ce qui m'a paru le plus vraisemblable, » III, 127.

Ecriture, a Parce que les hommes peuvent abus'er de l'écriture, faut-il leur en interdire l'usage? » 11, 146.

Ecrouelles. Envoi de dieux malfaisants, touchées par les prêtres et par les rois, II, 117.

Eden. I, 109. — Fleuves de lEden, 111, i5.

Edit de Nantes. « Si Louis XIV avait su lire, » U ne l'aurait pas révoqué, II, 39

Edouard III et les six bovu"geois de Calais, 111, 118.

Education. « Je plains les filles dont les mères ont confié la première jeunesse à des religieuses, » I, 187. — Quelle doit être l'éducation des filles, 1, 188. — « Il n'y a que ceux qui ont reçu une très bonne éducation q'ui soient faits pour conduire ceux qui n'en ont reçu aucune, » 11, 134. —Vices de* l'éducation cat'nolique, 11, 146. — « La plupart de nos éducations sont inutiles, celles qu'on reçoit dans les arts et

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métiers sont infiniment meilleures, » III, i5, — Education de Cyriis. Education d'Emile (vive critique), III, 2i3.

Effet. « Un effet d'une cau-e éternelle et nécessaire doit être éternel et nécessaire comme elle. )> II, 195.

Egalité. Les hommes « d"abord tous égaux, » II, 127.— Avantages de l'égalité; elle est de droit naturel, II, i33, 134.

Eglise grecque. « L'Eglise grecque, mère de l'Eglise' latine. Veut que les curés soient mariés, » III, 95.

Eguse rom-Une. Ses dogmes et ses pratiques, I, 127. — Imper ium i:i imperio, L 240.

— Ses richesses et sa puissance « ne sont fondées que sur l'ignorance et la bêtise de nos pères, » II, 3. — « Hors de l'Eglise , point de salut. »

« (Quiconque n'écoute pas l'Eglise, qu'il soit comme un païen ou comme un fermier général, r,

II, 10. — <i L'Eglise a voulu toujours envahir, » II, 28. — Ses prétentions, son intolérance, II, 21 5-2 16.

Egypte. « Petit ptys de soixante lieues de large, où l'on prétend qu'il y avait un lac de cent cinquante lieues de tour, fait de main d'homme, »

Egyptiens. Superstitions <]u'ils transmirent aux Grecs, IL 117.

Electeurs (d'empire). Leur nombre fixé à sept, « parce qu'il y a sept cieux, et que le chandelier d'un temple juif avait sept branches, » II, 169.

Eléments. Selon Platon, c Dieu proposa d'arranger les quatre éléments suivant les dimensions d'une pyramide, d'un cube, d'un octaèdre, d'un ico- Baèdre. et surtout, dit-il, d'un dodécaèdre, » III, 16S. —

(( Aristote prétend que les éléments ne peuvent durer toujours, parce qu'ils se transforment continuellement l'un en l'autre, » III, 171.

Elie. « Eiiali, par parenthèse, n'a jamais existé, » II, 18. — «Où sont les cbavaux qui transportèrent Elie dans un char dé feu? » III, i5.

Elisée fait dévorer quarante enfants par un ours, I.

Eloquence. « Il nous est plus aisé d'avoir des Sophocles » que des Cicérons, parce que nous avons des théâtres, et que nous ne pouvons avoir de tribune aux harangues, » I, 217. — Les règles de l'éloquence n'ont pas changé, I,

Elus. « Le monde n'a été créé que pour les élus, » II,

E-iANATioN. Le monde," émanation éternslle » d'un être éternel, II, iSq. — « L'universalité des choses est émanée de ce Dieu, qui seul est par lui-même et dont tout est l'ouvrage. » III, 154.

Embrasement primordial, III. iq5; final, » renouvelé de la 'able de Phaéton, h III, 2o3.

Emmanuel. « Il s'appellera Emmanuel : cela veut dire que Jcsus sera Dieu, » II, 221.

Emprisonnement. « Qu'on ne puisse emprisonner un citoyen sans lui faire incontinent son procès devant ses juges naturels,» II, 171.

Encyclopédie. Fureur qu'elle excite dans la gent dévote. 'Voltaire la défend. Dialogue IX; 1, 5 5-68. — Les encyclopédistes prétendent établir'l'empire de la raison, I, 61. — « On a beaucoup crié e;i France contre l'Encyclopédie, parce qu'elle avait été

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faite en France, et qu'elle lai faisait honneur. » III. 33. — « Trente volumes immenses.

Avec cet ouvrage, on peut se

fasser de tous les autres, »

Enfance. « N'est qu'un passage du néant à l'existence, »

Enfants. L'Eglise s'empare d'abord des enfants, II, 52. — Enfants morts sans baptême, II. 87, I ! 9. — Damnation des enfants. Aucun apôrre n en parle. C'est une invention d'Augustin, II, 121. — Les communions réformées rejettent cette ineptie, 11, ibid. — Les entants « déplument leurs moineaux; c'est par esprit de curiosité. » II, 124. — « Mes enfants sont à moi, r> II, i33.

— Usage où l'on est d'apprendre aux enfants des sottises « dont nous nous moquons nous-mêmes, » II, 146. — Comment se font les enfants, II.

238-243.— « Les entants (protestants) ne seront plus déclarés bâtards par la loi. » III, 84.

Enfer, Il est sur la terre, et « ce sont les persécuteurs qui en sont les démons, » I. 128.— Les ttiéologiens en tirent qui leur plaît.

Tliècle en délivra Faconille :

saint Grégoire, pape, l'âme de Trajan, II, 11. — L'enfer des anciens . moins absurde que l'enfer chrétien, IL 3'5. — «Jésus-Christ descendit dans cette fournaise pour enchaîner tous ces animaux » qui. « depuis ce temps-là, sortent tous les jours de leur cachot,» II, 1 1 6. — Le Pentateuque n'en a pas dit un seul mot. II, 118. — « Les enfers inventés soit par Orphée, soit par Hermès, soit par d'autres, sont des chimères absurdes.» II, 126, 127, i3o; m, i5i, i53.

Ennemi PUBLC. «Trouvezvous bon qu'une nation fasse empoisonner un ennemi public? — Allez demander cela à des casuistes, » IL 168.

Ennemis. Comment il faut aimer ses ennemis, 1, 147, 148.

— Hobbes « dit que l'homme est né ennemi de l'homme, »

II, 107, Il 3. — Inimitié primitive des peuplades voisines, II. 127.

Enoch, fils de Caïn, II, 120.

— '( En quel endroit demeure Enoch, qui n'est point mort? n l.I. i5.

Enseignement des Jésuites :

« pas un mot de mathématiques, pas un mot de saine philosophie: je savais du latin et des sottises. » — « Il faut que chacun apprenne de bonne heure tout ce qui peut le faire réussir dans la profession à laquelle il est destiné, » III, i3. 14.

Entéléchie. Un des noms qu'Ariitote donne à l'âme, III.

139. — '( L'âme est une entéléchie rentermant le principe et l'acre, ayant la vie en puissance. h'III, 173-174.

Entendement. « Nous avons une facilité ineffable dans l'entendement humain; mais il n'y a point d'être réel qui soit l'entendement humain, » II, 207.

Enthousiasme. « L'enthousiasme commence, la fourberie achevé, » IL 2 5.

Entité. Entités, quiddités.

eccéités : mots changés en êtres « barbaries de l'école, »

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