VIII PRÉFACE
pensée libre ; aucun d'eux n’est un pseudo- | nyme que j'aurais choisi, selon une pratique familière aux auteurs de dialogues, pour exposer mon propre sentiment.
A plus forte raison, dois-je protester contre l'interprétation qui voudrait voir sous ces noms fictifs des philosophes ou des savants de nos jours. Les vrais interlocuteurs de ces dialogues sont des abstractions; ils représentent des situations intellectuelles existantes ou possibles, et non des personnes réelles. Ce ne sont pas ici des conversations comme les anciens se plaisaient à en supposer entre des hommes célèbres vivants ou morts ; ce sont les pacifiques dialogues auxquels ont coutume de se livrer entre eux les différents lobes de mon cerveau, quand je les laisse divaguer en toute liberté. Le temps des systèmes absolus est passé.
Cela veut-il dire que l’homme va renoncer