MARIE, LUCIE, ANNE, EVA, CLARA, JULIE, ROSE
MaRiE.—Nous avons dit que les principaux êtres, créés par Dieu, sont les anges et les hommes.—Puisque nous avons déjà parlé des anges, entretenonsnous aujourd’hui des hommes, et en particulier de nos premiers parents.
Voyons, Lucie, quels furent le premier homme et la première femme que Dieu créa ?
Luctie.—C'est facile ; ce furent Adam et Eve.
Le sixième jour, après que les animaux furent créés, le Seigneur dit : “ Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance.” Il forma alors le corps du premier homme avec du limon de la terre, et lui donna une âme en soufflant sur son visage un souffle de vie.
MaRiEe.—C’est très bien ; mais voyons, Eva, que fit ensuite le bon Dieu ?
ivA.—Le Seigneur dit ensuite : “Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; faisons-lui une aide semblable à lui. Et le Seigneur envoya à Adam un sommeil profond ; et, tandis qu’il était endormi, il tira une de ses côtes. Et, dela côte qu'il avait tirée d'Adam, le Seigneur forma une femme qu'il amena à Adam. En la voyant, Adam dit : Voilà maintenant l'os de mes os et la chair de ma chair...”
ANNE.—Que signifient les:mots Adam et Eve ?
Eva.—Adam, nom que Dieu donna au premier homme, signifie lerre rouge ; ce nom devait rappeler à Adam son humble origine, l’empêcher de s’enor-
gueillir et le porter à la reconnaissance envers son Créateur.
Eve, est le nom donné par Adam à sa femme après le péché ‘originel, il veut dire la mère des vivants. Avant le péché originel, Adam avait donné à sa compagne un autre nom, indiquant que la femme avait été tirée d’une côte de l’homme.
ANNE.—Pourquoi Eve fut-elle formée d’une côte de l’homme, et non du limon de la terre ?
Eva.—Ce fut pour rappeler à Adam et à Eve qu'ils devaient s'aimer mutuellement, comme eux-mêmes ; par là aussi, Eve devait se reconnaître inférieure à l’homme et lui être soumise.
C’est ainsi que le Seigneur institua le premier mariage, en unissant inGissolublement Je premier homme et la première femme, qui sont les premiers parents du genre humain.
ANNE.—N’y a-t-il pas de faux savants, qui prétendent qu'il ya eu des hommes avant Adam ?
CLARA.— Oui, tu fais bien de dire de faux savants, c'est-à-dire des gens qui cherchent à faire parler d’eux, en prônant des systèmes sans fondement, inventés par leur chaude imagination ; car la véritable science n’a jamais rien trouvé et ne trouvera jamais rien de,contraire à ce que nous rapporte la Bible sur l’origine de l’humanité.
RosE.—$i nous descendons tous d’Adam et d’'Eve, d’où vient qu’il y a des hommes de diverses couleurs : des blancs, des noirs, des jaunes comme les Chinois, des rouges comme les Indiens d'Amérique ?
CLarA.—Ces différences de couleur, ainsi que d’autres conformations particulières du corps ont été produites à la longue par l'influence de la chaleur, du
manier aners
ten-
froid, de la nourriture, de la manière de vivre, etc. ; ces différences, devenues héréditaires, constituent des races distinctes ; mais elles ne prouvent rien contre l’unité de l’espèce humaine.
JULIE. D'où vient que chacune de ces races, et même chaque pays a un langage particulier ? D'où vient que le français ne ressemble ni au latin, ni à l'anglais, ni à l'italien, ni au chinois, ni à aucune autre Jangue, et que toutes ces langues diffèrent beaucoup les unes des autres ?
CLarA.—Ces diverses langues diffèrent, il est vrai, les unes des autres, mais pas autant que tu pourrais le crore. Les savants, qui connaissent beaucoup de ces langues, remarquent qu’il y a de grandes ressemblances entre elles, et conviennent qu’elles ont eu autrefois un origine commune, c’est-à-dire le langage de nos premiers parents.
La confusion «les langues eut surtout lieu à la construction dela tour de Babel.
RosE.—Je comprends maintenant : tous les hommes descendent d'Adam et d’Eve, et forment la grande famille humaine, dans laquelle nous sommes tous frères ; par conséquent, nous devons nous aimer les uns les autres et nous rendre mutuellement service.
Toures.—Oui : aimons-nous comme les enfants d’une même lam:
JUr1 wons déjà parlé d'Adam et d’Eve, li descendants, mais nous n'avons re r1 à dit du Paradis terrestre. Allons-nous
l’oublier ?
Manis.—C'est vrai ; dis-nous ce que tu en sais ? JULIE.—Le Paradis ter stre était un vaste et beau
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