‹ Dialogues sur le catéchisme de Québec [microforme]Chapitre 5 sur 25 · EVA, ROSA, MARIA, CLAIRE, AGATHE, LUCÏIE · texte numérisé non relu

EVA, ROSA, MARIA, CLAIRE, AGATHE, LUCÏIE

Eva.—(Tenant à la main un Catéchisme ouvert.) Je voudrais savoir de quelqu’une d’entre vous ce que signifie le titre du premier chapitre de notre Catéchisme : Fin de l’homme ?

Rosa.—$i je ne.me trompe, je crois que ce titre indique {a fin de la vie de l’homme, c’est-à-dire la mort.

AGATHE.—Pas du tout, Rosa ; moi, je crois qu'il signifie le terme où l’homme doit arriver après sa mort, c’est-à-dire le ciel ou l’enfer, qui ne finiront jamais.

CLAIRE.—Tu te trompes aussi, Agathe ; moi, je pense que cela désigne le molif pour lequel Dieu a mis P’homme sur la terre.

Eva.—Vous avez toutes plus ou moins raison ; cependant le Catéchisme ne donne-t-il pas lui-même la véritable explication dans la question: Pourquoi Dieu vous a-t-il créé ?—Dieu m’a créé pour le connaître, l’aimer et le servir en ce monde, et être heureux avec lui dans le ciel pendant l’éternité.

Marra.—C’est cela : la fimde l’homme est le motif pour lequel Dieu a créé l’homme; et « : fin est double, i’amour et le service de Dieu dans le ciel, et en attendant l’amour et le service de Dieu en ce monde ; car le bon Dieu n’a créé le nonde que pour servir de séjour temporaire à l’homine.

Rosa.--Le monde a été créé pour l’homme !

L'univers ost pourtant bien grand ! Quand je consi-

JCÏE.

uvert.) ce que > Caté-

e titre mort.

s qu’il )Tès sa inironé

noi, je Dieu a

isOn ; même rquoi conheu-

motif ) est ol, et tv ce pour

ne !

nsi-

dère le soleil, la lune et les étoiles, les mers et les fleuves, les montagnes et les vallées, enfin tous les animaux de la terre, je trouve que l’homme est bien petit au milieu de toutes ces choses visibles !

LuciE.—C’est vrai, Rosa ; l’homme occupe une petite place sur la terre; néanmoins, il est la plus noble des créatures de ce monde.

Rappelle-toi la définition : L’homme est un être composé d’un corps et d’une âme, créé par Dieu à son image et à sa ressemblance.

C’est par son âme que l’homme ressemble à Dieu, comme nous le verrons plus tard; nous pouvons affirmer cependant que même le corps de l’homme est plus parfait que celui des animaux.

CLAIRE.—IL1 me semble ;que le corps de certains animaux l’emporte sur celui de l’hr e en force et en agilité ; ainsi les chevaux sont L. .s forts, les chiens plus agiles, les poissons nagent mieux que l’homme, qui n’est pas capable de voler dans l’air comme les oiseaux...

Eva.—Pardon, Claire ; si le corps de l’homme n’a pas toutes les qualités de ces êtres, ayant chacun des aptitudes particulières, il est incontestable que, dans l’ensemble, le corps de l’homme est mieux organisé que celui de n’importe quel animal. Quelle différence, par exemple, entre les pattes d’un chien ou même d’un singe et les mains d’un homme !

Quelle différence dans la démarche, dans le port, dans la tête, dans la figure, dans le langage !

Oui l’homme seul debout, la tête redressée, Elève jusqu’au ciel sa vue et sa pensée,

Il unit dans son port la grâce et la noblesse,

Dans ses membres nerveux la force et la souplesse.

ne NT Te PS

Te

= - rene mm rame — —— Eee

L'homme est le roi des animaux : toutes les bêtes sauvages le craignent et fuient son approche, les animaux domestiques lui sont soumis et accomplissent les travaux qu’il leur:impose.

AGATHE.—Tu parles fort admirablement, Eva ; mais, je voudrais maintenant savoir comment notre âme ressemble à Dieu ?

LuciE.—La réponse est dans ton Catéchisme :

Notre âme ressemble à Dieu, en ce qu’elle est un esprit, qui ne mourra jamais, et qu’elle est douée d’une intelligence et d’une volonté libre.—Voilà donc quatre traits de ressemblance : comme Dieu, notre âme est spirituelle, immortelle, intelligente et libre.

Rosa.—Je ne comprends pas bien ces ressemblances, surtout la première. Et d’abord, comment saiton que notre âme est un esprit? Personne ne peut la voir; et dès lors, comment sait-on même qu’elle existe ?

Marra.—Voilà une objection peu sérieuse ; dismoi, Rosa, crois-tu seulement à ce que tu peux voir ? Non, car tu crois, par exemple, à l’existence de l’air, du vent, de l'électricité. ..? Ces choses existent, nous en constatons les effets, et tu en admets l’existence, quoique tu ne puisses les voir.

CLAIRE.—Notre âme existe certainement ; c’est la croyance de tous les' peuples, c’est la foi de l'Eglise, c’est notre raison qui nous le disent.

Par exemple, quand je pense, quand je réfléchis, quand j’étudie...,ce n’est pas mon corps qui pense, qui réfléchit, qui étudie... ; car la matière brute et inanimée, comme les pierres ou les métaux, n’est pas capable de telles opérations.

Marra.—C’est parfaitement :vrai ; il y a donc en

»s bêtes he, les omplis-

, Eva ; t notre

hisme :

est un e d’une quatre ime est

mblannt saite peut qu’elle

; disvoir ?

e l’air, , nous tence,

c’est glise,

échis, ense, te et n’est

c en

nous quelque chose qui pense, qui réfléchit, qui se souvient... ; c’est notre âme.

Notre âme est distincte du ‘corps, elle est immatérielle, elle est spirituelle comme Dieu, comme les Anges. Sans doute, nous ne la voyons pas, elle est invisible; mais nous constatons sa présence par ses actes.

Rosa.—J’admets qu’il y ait des choses visibles et des choses invisibles ; ainsi je crois que le bon Dieu existe, et aussi qu’il y a des esprits bons et mauvais...

Mais dis-moi, notre âme est-elle un esprit, à la munière des anges ?

LuciE.—Oui, notre âme, étant spirituelle, ressemble aux anges et au bon Dieu. Sans doute, elle n’est pas aussi parfaite ; néanmoins elle a, comme eux, la spiritualité; ce qui ne l’empêche pas d’être unie au corps, auquel elle dorfne la forme, la vie et le mouvement.

CLAIRE.—Alors, quand je marche, c’est l’âme qui fait marcher le corps ; quand je parle, c'est l'âme qui fait ouvrir la bouche, remuer la langue, et produire les sons articulés de la parole ?

Eva.—Précisément ; l’âme se sert des organes du corps pour produire tout cela; sans âme, le corps ne serait capable de rien ; rappelle-toi ce qu’est un homme mort, un cadavre qui n’est plus animé par l'âme...

AGATHE.—C’est vrai ; après la mort, les yeux ne voient plus, les oreilles n’entendent plus; la voix est éteinte... On dit que tout est fini, quand l’âme est sortie du corps.

CLAIRE.—Est-il vrai que, pendant la vie, l’âme est dans notre corps comme un prisonnier dans sa prison, ou comme un oiseau dans sa cage ?

LuCIE.—-Pas tout à fait, Claire ; il y a cette différence que la prison est bien distincte du prisonnier, que l’oiseau est bien distinct de sa cage, et que l’un et l’autre cherchent toujours le moyen d’en sortir; tandis que le corps et l’âme, quoique bien distincts entr’eux, sont faits pour être et demeurer ensemble; c’est pourquoi, on dit que l’homme est un être composé d'un corps et d’une âme. Ce corps et cette âme sont unis naturellement ; et quand la mort vient les séparer, c’est une séparation accidentelle et contre nature, triste conséquence du péché originel.

Rosa.—Puisque le corps tombe en poussière, après la mort, est-ce que l’âme ne périt pas aussi?

MartA.—Cette objection va à propos nous fournir l’occasion de parler de la seconde ressemblance de l’âme avec Dieu, l’immortalité.

AGATHE.—A-t-on des preuves de cette vérité ?

On rencontre quelquefois des hommes qui affirment le contraire, ou qui se conduisent en incroyants.

MarrA.—Cette vérité est absolument certaine : nous avons chacun une âme immortelle qui recevra, après cette vie, la récompense ou la punition qu’elle aura méritée. Notre-Seigneur l’a déclaré très clairement et à plusieurs reprises, ainsi que nous pouvons le voir dans l'Evangile, où il est souvent question de la vie éternelle poux les bons et du feu éternel pour les méchants.

Tout n’est donc pas fini, à la mort; au contraire c’est le moment pour l’âme de la récompense ou du châtiment.

AGATHE.—Notre-Seigneur :a-t-il parlé quelquefois de l’âme et du corps ?

e difféonnier, ue l’un sortir; stincts emble; re cCoMte âme ent les contre

>, après

ournir nce de

érité ?

rment .

aine :

Cevra, ju’elle s claipouqueslernel

raire u du

lque-

MaRtA—Oui, et très clairement, par exemple quand il annonçait Les persécutions de ses disciples, qui plus tard devaient être des martyrs. Il leur disait, pour les encourager : “ Ne craignez point ceux qui tuent le corps, et qui ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut perdre à la fois Le corps et l'âme dans le supplice du feu.” (Math, x, 28.)

Eva.—Voilà une réponse claire ; du reste, tous les peuples croient et ont cru à l’immortalité de l’âme; cette croyance générale ne peut venir que de Dieu.

Maria.—Ajoutons que Dieu, qui a imposé à Phomme des commandements, a dû en même temps indiquer une sanction suffisante, pour les faire observer ; or, si l’âme n'était pas immortelle, les méchants, n'étant pas punis sur la terre comme ils méritent, ne seraient pas non plus punis dans l’autre vie ; et par conséquent la sagesse et la justice divines seraient en défaut.

Eva.—Voilà assez de bonnes raisons pour prouver que l’âme survit au corps. Passons à sa troisième ressemblance avec Dieu, intelligence.

MarraA.—Dieu .est infiniment intelligent ; 1l se connaît lui-même et connaît parfaitement toutes les choses.—Comme Dieu, notre âme possède la faculté de se connaître, d’avoir des idées abstraites, de distinguer le vrai du faux et le bien du mal.

L'intelligence, voilà encore une prérogative de l’homme sur les animaux !

CLAIRE.—Est-ce que les animaux n’ont pas d’intelligence ? On dit pourtant : voilà un chien, un cheval, un perroquet bien intelligent ?...

Eva.—Les animaux, Claire, ont de: l'instinct,

mais n’ont pas d'intelligence proprement dite ; en effet, les animaux ne peuvent saisir que ce qui est sensible, ce qu’ils peuvent voir, entendre ou sentir, en un mot ce qui tombe sous leurs sens, ce qui leur cause du plaisir ou de la douleur.

Au contraire, ce qui n’est pas sensible est incompréhensible pour eux. Peuvent-ils jamais par exemple apprendre à lire, à écrire, à compter ? Peuvent-ils comprendre ce qu'est la religion, Dieu, les Anges, le péché, le bien ou le mal ? Essaie d'expliquer le Catéchisme à n’importe quel animal, ce sera peine perdue ; il n’a pas l’intelligence, cette faculté, qui fait saisir les vérités intellectuelles et morales.

Rosa.—Je comprends maintenant pourquoi on dit aussi que les animaux n’ont point de liberté ; car, s'ils ne connaissent ni bien, ni mal, ni Dieu, ni diable, s'ils ne prient point et n’ont aucune religion, c’est qu’ils ne sont obligés par aucune loi morale ; ils ne sont capables ni de mérite, ni de démérite. A leur mort, en cessant de vivre, ils cessent d’exister, comme la flamme d’une lampe qu’on éteint ; n’ayant pas d’âme immortelle, ils n’ont à attendre ni ciel, ni enfer.

MaRiA.—L'homme au contraire, connaissant le bien et le mal, étant libre de faire l’un ou l’autre, est responsable de ses actes et en recevra la juste récompense ou la sévère punition.

La liberté est donc la quatrième ressemblance de notre âme avec Dieu ; comme Dieu, qui pouvait librement créer ou ne pas créer le monde, qui peut librement faire :ceci et cela ou ne pas le faire..., ainsi notre âme peut choisir librement ce qu’elle veut, faire le bien ou faire le mal, servir Dieu ou ne pas le servir !

e ; en jui est sentir, ai leur

incomxemple ‘ent-ils Anges, juer le , peine té, qui on dit * Car, diable, n, c’est ; ils ne te. À exister, ’ayant i ciel,

ant le ’autre, juste

ace de ouvait i peut Moss qu’ell

ou ne

Lucie.—-Tous les hommes sont-ils obligés de servir Dieu, pendant leur vie, et d’avoir de la religion ?

MaRiE.— Voyons, Lucie, pourquoi as-tu été créée ?

Lucie.—“ Dieu, dit le Catéchisme, m’a créé pour le connaître, l’aimer ef le servir en ce monde, et pour être heureux avec lui dans le ciel pendant l’éternité.”

MaRIE.—Tu as donc reçu de Dieu une intelligence pour connaître Dieu, un cœur pour l’aimer, un corps et une âme pour le servir ?

LucIE.—Oui ; alors ceux qui ne connaissent pas Dieu, qui ne l’aiment pas, qui ne le servent pas, manquent à. la fin pour laquelle ils ont été créés ; ils vivent ici-bas comme des animaux sans intelligence, sans raison, sans religion ; ils sont bien à plaindre !

Ces pauvres gens ne pensent qu’à leurs affaires et aux plaisirs. Ils prennent bien plus de soin de leur corps que de leur âme.

CLAIRE.—Assurément ; ils font comme ce domes-

tique à qui on demandait : “ Combien de temps

passez-vous, chaque matin, à soigner votre cheval ?— Je mets, dit le palefrenier, au moins deux heures.— Et combien de temps donnez-vous chaque jour au service Ce Dieu, au soin de votre âme et à la prière ?—Tous les matins, dit-il, je fais un signe de croix et je dis un Pater ; quelquefois j'ajoute un Ave, et c’est tout —Dans c2 cas, reprit l’interlocuteur, j'aimerais mieux être votre cheval que votre âme.”

Marta.—Bien répondu ; et que cela soit à l’adresse de ces personnes vaniteuses ou sensuelles, qui passent de longues heures à leur toilette jusqu’au point de se rendre ridicules, qui ne songent qu’à se promener,

EC RE, No PRE RE RER À

à jouer, à manger ou à dormir, et qui ne trouvent pas un moment pour prier Dieu matin et soir et songer un peu à leur âme.

Eva.—C'est vrai ; et nous devons prendre plus de soin de notre âme que de notre corps, pour deux raisons principales : parce que notre âme, image de Dieu, est d’une nature bien supérieure à notre corps, et aussi parce qu'en perdant notre âme nous perdrions Dieu et le bonheur éternel.

Rosa.—Perdre le bonheur éternel, c’est le plus grand malheur qui puisse arriver à quelqu'un ; malheur immense et irréparable !

Un Pape disait un jour à un prince qui voulait l’entraîner au mal : “ Si j'avais deux âmes, je pourrais en sacrifier ‘une pour vous plaire ; mais, n’en ayant qu'une, je ne puis la perdre pour l'éternité ! ”

MARIA.—Que devons-nous faire pour nous.sauver ?

CLAIRE.—Pour nous sauver, nous devons adorer Dieu par la foi, l’espérance et la charité, c’est-à-dire nous devons croire en lui, espérer en lui et l’aimer de tout notre cœur.

Eva.—Nous parlerons plus tard .de l’espérance et de la charité ; demandons-nous, pour le présent, comment nous pouvons connaître les choses que nous devons croire et pratiquer ?

CLAIRE.—Nous connaîtrons les choses que nous devons croire et pratiquer, en recevant les enseignements de l’Eglise catholique par laquelle Dieu nous parle.

Et j'ajoute immédiatement que c’est dans le Symbole des Apôtres, que nous trouverons les principales vérités que l’Eglise nous enseigne.

rouvent soir et

plus de ur deux nage de 'e COTPS, us per-

le plus nu ; mal-

voulait je pouris, n’en nité ! ”

sauver ?

adorer t-à-dire l’aimer

pérance brésent, ie nous e nous eigne- 1 nous

| SymbrincCi-

Mania.—Le Symbole des Apôtres !. Tout le monde le sait par cœur ; rien n’est plus facile à apprendre ; c'est une formule de foi si claire et si courte...

AGATHE.—Mais que signifie ce mot Symbole ?

Marta.—Le mot Symbole veut dire marque, signe, parce que ceux qui le savent et croient aux douze articles qu’il renferme montrent ainsi qu’ils sont chrétiens et se distinguent de ceux qui ne le sont pas.

AGATHE.—Bien, et pourquoi l’appelle-t-on Sym. bole des Apôtres ? J’ai oui dire qu’il y avait encore d’autres Symboles, le Symbole de Nicée, de Constantinople, de saint Athanase... |

ManRiA.—Cest vrai ; il y a plusieurs Symboles ; mais au fond ce sont les mêmes vérités, expliquées plus en détail à mesure qu’on eut besoïin de condamner les hérétiques.

AGATHE.—Je comprends ; les Apôtres, avant de se séparer pour aller prêcher l’Evangile par toute la terre, rédigèrent ensemble un ‘Abrégé des principales vérités que les chrétiens devaient croire ; plus tard, à mesure que les hérésies parurent, l'Eglise ajouta d’autres explications pour les réfuter et en préserver les fidèles.

Rosa.—Puisque ce sont les Apôtres qui ont composé le Symbole, nous devons avoir pour cette formule de foi le plus grand respect, soit quand nous le récitons, soit quand nous en écoutons les explications, à l’exemple de saint Pierre de Vérone, dont je vais, en terminant, vous raconter l’histoire.

TourTEs.—Très bien, raconte-nous cette histoire ?

Rosa.—Dans son enfance, Pierre fréquentait assidûment l’école et se distinguait par son applica-

tion. Un de ses oncles, qui malheureusement était hérétique mauichéen, voulut un jour essayer de discuter avec son petit neveu ; il le prit sur ses genoux et lui demanda ce qu’il avait appris à l’école. “ J’ai appris le Credo, dit l’enfant, là où il est dit que Dieu est le Créateur tout-puissant du ciel et de la terre...” Cela n’est pas vrai, dit l’oncle ; tu ne sais ce que tu dis...”—“Pardon, mon oncle, c’est le bon Dieu, qui a créé de rien l’univers et tout ce qu’il renferme...” TL’hérétique eut beau dire, le petit Pierre répondit à toutes les objections et resta ferme dans sa foi.

Quelques années plus tard, Pierre devenu grand se fit religieux et fut envoyé prêcher dans un pays hérétique. Il le fit san+ peur et avec tant de succès que les Manichéens résolurent de le faire périr. Ils apostèrent dans un endroit écarté de la route deux

assassins, qui le frappèrent d’un coup de hache à la tête.

Pierre tomba par terre ; il put se relever un instant, pardonna à ses meurtriers ; puis, trempant son do'gt dins le sang qui coulait de sa blessure, il traça sur la terre le mot Credo, je crois...

Il ne tarda pas à expirer sous les coups répétés des assassins ; il avait vécu en parfait chrétien, il mourut en martyr et en saint.

nt était * de disgenoux e. “J'ai ue Dieu t de la ; tu ne , c’est le ce qu'il le petit ta ferme

u grant un pays le succès rir. Ils ite deux hache à

un insbant son il traça

étés des mourut

Page 1