‹ Diane de Chivri drame en cinq actesChapitre 46 sur 49 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes. DIANE.

i.r. président. Approchez, mad moisetle, et rassurez-vous... Vous êtes devant un tribannl qui vou» doit sa protection et qui vous entoure de son respect.. (Silence prolongé.) Votre uora? ni4NB. Louise Diane de Chivri.

le président. Vous jurez de dire la vérité?

DUNE. Je le jure !. . [Elle mtl la inain sur ton ccrur.)

le président. Donnez un siège au témoin t.,.

(Diane s'assied ; Léonard prend un papier et écrit-! Soyez calme, mademoiselle; votre pere est pre* de vous: et, dans celle enceinte, tous les cœurs vous honorent et vous plaignent... Remettez-vous, et veuillez me répondre...

dune. Ata!... je ne puis... (Léonard écrit pendant ce qui suif, j

m. dk chivri. Diane, ma fille.... du courage-.-. DIANE. Mon père. . il me semble que tous ce* regards me brûlent.

t.i: président. Messieurs les jurés, nous accorderons au témoin un mnmctit pour se remettre. (Léonard parie un papier écrit à son avocat, qui t'envoie au président, qui. apres Lavoir lu. dit à la cour) : Messieurs, l’accusé me fait passer une note dont je dois vous donner connaissance,... la voici : « Désirant épargner a mademoiselle de • Chivri le récit douloureux qui va lui être dr- » mandé, j'accepte comme vrai* tou* let faits Ici» ■ qu’ils ont été établis daos l'acte d accusation » qui vous a été lu... Je prie seulement monsieur » le président de vouloir bien adresser a made- >• moiselle de Chivri les qur-silous suivantes... * [Il lit. • Demandez -lui si, durant son séjour chez » madame de Kermie, Léonard Asthon a jamai* u passé des journées entières hors du pavil- » lou?... ou s'il «est jamais plaint a celle éju>a que d'une blessure réceutc? »

dune. Jamais 1 ....

LE procurmr du HO’. Avant d’aller plus loin... j i iv iurai l'accuse a adresser Uii-iitCnte ce» que»-

liont au témoin... [Léonard te tait.) Vous vous (.visez, monsieur,,. 'Murmures./ ik président. N'iroporlc, messieurs, que l'accusé veuille ou ne veuille pas répondre, nous jugerons cette cause. Oserait un moyen trop farde d'échapper à In loi... Mais je dois vou* donnez connaissance de la dernière question qu'il prétend faire adresser au témoin... (Murmures, puis silence.) C'est, dosa part, une dérision instillante mais je vous dois tout ce qui peut vous éclairer... Voici celle question ; «Demandez au témoin si *■ elle reconnaît l'accusé? n dune, se cachant la télé. A1) ! mon Dieu!., mon Dieu !...,

u. de citivai. Ah ! je vous jure, moi, que s'il parlait elle le reconnaîtrait entre tous.

J.E PRÉSIDENT. Mademoiselle, si l'accusé parlait... le reconnaîtriez-vous ?

dianf. Oui, je le reconnaîtrais s’il parlait... le président, après un silence et sévèrement. Léonard, sans doute que iniinlccianl, comme tout à l'heure... vous u avez rien a dire... vous refiuci de re pondre...

léonard, te levant. Vous vous trompez, monsieur le président... il est temps que je parle... n que je rnc justifie...

diane, arec un cri. Qui a parlé, moo Dieu?.... qui a parlé?...

le président. L'accusé !

dune. Quel accusé?...

le président. Léonard Asthon !..

pi ink. Léonard Asthon mais ce s'est pu

lui!... i.UouccmenZ général dans l'auditoire.)

h. de chivri. Ma fille!...

diane. Non, ce. n'est pas lui!... C’est la voix de cet inconnu qui m'a promis que Léonard me rendrait l'honneur.

i. e président. Mais alors cet inconnu est encore Léonard Asthon!...

Diane. Non, ce n'est pas lui .. ce o>st parlai... Léonard. Non, ce n'est pas moi qui vous si déshonorée et abandonnée... cependant je suis Léonard Asthon.

nt ane. Mais... écoutez donc Vous entende»

bien que ce n'est pas lui...

m. de chivri. Diane!.. Diane !.. reviens a la raison... nppdledoi cette voix... recoin»»» le coupable... Ah !... parlez !.. parlez donc, qu elle vous reconnaisse...

Diane. Mais re n’est pas lui... ce u'csl pas lui. •non Dieu!... [Martial parait./

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