SCÈNE VI
DIANE. Ah ! la marquise veut la guerre... Eh bien, nous la ferons, et en face.
MARCELINE. Avais-jc tort dc te prévenir?... Prends garde!...
DIANE, venant placer une lampe près de ta fenêtre. Il n'y a pas de danger.
Marceline; Que fais-tu là?
DIANE. J'appelle mon auxiliaire.
MAKCELi.>E. C'est uu signal ?
DIANE Oui.
MARCELINE. Quclqu'uii va nioiiter ?
DIANE, sonnant. Oui.
MARCELINE. Diane ! Diane !
DIANE, axi domestique. Qu'on attèle, et envoyezmoi Jenny.
MARCELINE. Tu vas soFtir ?
DIANE. Oui, je vais présenter M. Paul Aubiy chez la princesse.
MARCELINE. Tu cs folle ! S'il est honnête homme, il refusera, ce serait te perdre.
DIANE, à Jenny qui parait. Ma pelisse, des gants. Ouvrez vous-même la porte à la personne qui monte.
MARCELINE. Au iiom du cicl, ne fais pas cela, Diane î
DIANE. Pourquoi ne le ferais-je pas? qu'y a-t-il d'extraordinaire à ce que je présente quelqu'un quelque part?
MARCELINE. Diane... je t'en supplie, au nom de notre amitié, songe à ton nom, à ta réputation, à ton père, à toi enfin.
JENNY, rentrant. Madame !
MARCELINE. Oh! uc rcçois personne pendant que je suis là.
DIANE, à Jenny. C'est bien, priez d'attendre un instant.
MARCELINE. Va scule chezM'^e de Cadignan, je t'en supplie, j'ai peur d'un malheur pour loi ce soir...
DUNE. Betourne auprès de ton mari, qui t'attend,
lui, pour te mener au bal, il t*aime, tu ne peux pas me comprendre.
MARCELINE. Eh bicH, non, jc reste.
DIANE. Tu reslcs? (Sonnant.) Faites entrer. (Presentant Paul) M Patl Aubry, ma chère Marceline. {A Paul) Mnic de Launay, ma meilleure amie.
SCÈxNE VII.