‹ Diane de Lys; comédie en cinq actes, en proseChapitre 9 sur 40 · DIANE, MARCELINE · texte numérisé non relu

DIANE, MARCELINE

DIANE. Marceline? {Marceline reparaît.) Oh ! quel air sérieux... tu t'es ennuj^éc là... ah ! tu as bien un peu dormi... veux-tu que nous nous en allions?... Tiens !.. tu ne parles plus . tu es devenue muette.. Veux-tu ra'cmbrasser ?.. tu ne veux pas?., alors je t'embrasse. . Sais tu où j'ai mis mes gants?... je ne peux pas m'en aller sans gants. . et puis autant déchirer cette lettre qui ne sert plus à rien... oh sont donc mes gants? . Au fait, à quoi bon perdre mon temps à chercher, puisqu'il y a là ce qu'il mo faut.

MARCELINE Tu vas mcttrc ces gants?

DIANE, Ah ! je savais bien que je te ferais parler

MARCELINE. Lcs gauts d'uuc femme que tu ne connais pas.

DIANE. Ils sont tout neufs ; seulement ils sont bien justes... Voilà une femme qui a un jolie main., c'est au moins du six un quart.

MARCELINE. Ettugautos SIX cî (b^mi ot tu rs serrée.

DIANE. C'est une méchanceté que tu me dis là... Tu n'es donc plus en colère?... Te voilà assise... tu ne veux donc plus t'en aller?...

MARCELixE. Non, jc rcste, je suis décidée à tout maintenant, je veux voir jusqu'à quel degré de folie tu veux arriver... As-tu besoin d'une collerette

aussi

DIANE. De l'ironie!

MARCELINE. Tu sais qu'il y a des bottines, ne te gêne pas... Mais elles sont probablement comme les gants, trop petites.

DIANE, après avoir déposé sa bague sur la table. Oh ! maintenant, ce gant entrera.

MARCELINE. Je ne crois pas.

DIANE. C'est ma bague qui l'empêchait d'entrer, mais maintenant il entre ; tiens le voilà boutonné.

MARCELINE, montrant le haut. Tu sais qu'on a parlé dans cette chambre.

DIANE. Tu en es sure?

MARCELINE. Et qu'il y a de la lumière.

DIANE. Sauvons-nous ; mais viens donc.

MARCELINE. Cc u'cst pas malheurcux. {Elles se sauvent.)

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