ACTE V
LA DUCHESSE
11 faut les marier.
Mon père là -dessus va bien se récrier.
PAUL, allant à la droite de la duchesse.
Et pourquoi donc? s'il veut pour gendre un gentilhomme, Mirmande vaut Cruas.
LA DUCHESSE
Non pas pour le cher homme • Cruas était fort bien auprès du cardinal.
PAUL
Et moi, par conséquent , j'y dois être fort mal. Pourtant il m'a fait grâce.
LA DUCHESSE
Oh ! c'est une boutade.
Il fallait qu'il se crût en effet bien malade. Monsieur qui le traitait hier d'impertinent Doit être convaincu par ce trait surprenant.
DIANE
Vous ne le croyez pas capable de clémence?
LA DUCHESSE
En état de santé? Jamais, — à moins d'urgence, Ou pour un but caché. Dans cet esprit profond. Le vice et la vertu, tout esta double fond.
DIANE
Vous m'effrayez.
LA DUCHESàE.
Comment?
!02 DIANE
DIANE
Hélas ! madame, sais-je Si la grâce de Paul ne cache pas un piège?
LA DUCHBSSE.
Non, non, le moribond, par ce trait paternel, A voulu seulement amadouer le ciel.
DIAPTE.
N'importe ! J'ai sur moi des papiers do naluro A n'êlre pas surpris sans funeste aveuture ; Il seraient mieux chez vous.
LA DtCHESSB.
Qu'est-ce? Peut-on savoir?
DIANE
Les voici. Cest monsieur de Pienne, l'autre soir, Qui me les a donnés à garder, quand l'escorte De monsieur Laffemas vint assiéger la porte.
LA DUCHESSE, g« leyan».
Ils seront mieux placés dans mes mains, en effet.
PAUL, à Marguerite.
Que nous importe à nous?
Ils causent à toSz basse , en se promenant.
DIANE, à la Duchesse.
Vous rompez le cachet ?
N'en ai-je pas le droit?
DIANE, kpart.
Oui, c*est elle .qu'il aime.
LA DUCHESSEy à part, alUnt à la table à gauche
Son testament?